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Berne - Le chanvrier valaisan Bernard Rappaz n'a pas l'intention de terminer sa grève de la faim. Dans une interview publiée dans les quotidiens alémaniques "Tages-Anzeiger" et "Bund", il déclare néanmoins que ses forces s'amenuisent.
"Je me sens comme une flamme qui vacille et s'éteint lentement. Parfois mon esprit quitte mon corps", raconte Bernard Rappaz au sujet de son état physique. Le chanvrier en jeûne de protestation depuis une centaine de jours non consécutifs a répondu aux questions des deux journaux par écrit lundi, jour de son transfert à l'hôpital de l'Ile à Berne.
Le Valaisan dit se sentir "anxieux" depuis qu'il se trouve dans l'établissement bernois. Il y a été transféré car les médecins le nourriraient de force s'il devait tomber dans le coma. Le corps médical de l'hôpital universitaire de Genève où le détenu était auparavant hospitalisé y était opposé, car il voulait respecter à la lettre les directives du chanvrier.
Prolonger le suppliceAux yeux de Bernard Rappaz, être nourri de force représente une violation des droits de l'homme. Et cela ne lui apporterait rien: "Si on me nourrissait de force, cela ne ferait que prolonger le supplice. On meurt simplement plus tard". Le chanvrier est prêt à mourir et n'en a pas peur. Mais il ne se sent pas comme un martyr. "Je ne veux pas de monument. Ma personne n'est pas importante".
Bernard Rappaz répète dans l'interview que sa grève de la faim est consacrée à la légalisation du chanvre. La vie n'est-elle pas plus importante que le chanvre? "Mieux vaut mourir le dos droit que vivre couché", répond le Valaisan.
Condamné à cinq ans et huit mois de réclusion pour violation grave de la loi fédérale sur les stupéfiants, Bernard Rappaz a entamé sa peine le 20 mars. Il a immédiatement débuté une grève de la faim. Le Tribunal fédéral doit encore se prononcer suite à son recours.

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ATS