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Anthony "The Mooch" Scaramucci avait défrayé la chronique la semaine dernière à cause d'une interview dans laquelle il déversait une bordée de propos aussi injurieux que vulgaires sur des collaborateurs du président Donald Trump.

KEYSTONE/AP/PABLO MARTINEZ MONSIVAIS

(sda-ats)

L'accalmie n'aurait pas pu être plus courte. Le jour même où la Maison Blanche accueillait son nouveau secrétaire général John Kelly pour redonner de la sérénité à une administration désorientée, le directeur de la communication de Donald Trump a quitté ses fonctions.

Au petit matin lundi, Donald Trump avait pourtant tenté de rassurer et insisté sur le fait qu'il n'y a "pas de chaos à la Maison Blanche". Quelques heures plus tard, Anthony Scaramucci, qui a repris avec fracas la communication de l'exécutif il y a dix jours seulement, quittait son poste.

"Anthony Scaramucci a senti qu'il était mieux de laisser au secrétaire général John Kelly une page vierge et la capacité de monter sa propre équipe", a déclaré la porte-parole de l'exécutif Sarah Sanders dans un communiqué. Elle n'a pas précisé s'il conservera un rôle au sein de l'administration.

Langage "fleuri"

Issu du monde de la finance, Anthony "The Mooch" Scaramucci avait suscité l'effroi en tenant la semaine dernière des propos insultants et vulgaires concernant d'autres hauts responsables de la Maison blanche.

Il qualifiait notamment de "putain de schizophrène paranoïaque" l'ancien secrétaire général de la Maison Blanche, Reince Priebus, qui a démissionné dans la foulée. Il s'en est également pris dans un langage qu'il avoue volontiers "fleuri" à Steve Bannon, conseiller stratégique du président.

Remaniement à la Maison blanche

Ce départ retentissant intervient alors que le nouveau "Chief of Staff" John Kelly prend ses fonctions pour remettre de l'ordre dans une équipe gouvernementale minée par les échecs et les doutes. L'ancien général des Marines, un homme à poigne jusqu'ici ministre de la Sécurité intérieure, a ainsi été propulsé plus proche collaborateur du président républicain.

John Kelly "fera un travail spectaculaire, je n'ai aucun doute, en tant que secrétaire général", a promis le milliardaire républicain en marge de la prestation de serment. "Ce qu'il a accompli en matière de sécurité intérieure a brisé les records, si vous regardez la frontière, si vous regardez les résultats extraordinaires que nous avons obtenus".

Semaine cauchemardesque

Le président républicain a besoin de faire oublier la semaine cauchemardesque qui vient de s'écouler, marquée par une succession retentissante de revers politiques et un incroyable déballage des querelles intestines, initié par Anthony Scaramucci.

Surtout, Donald Trump a essuyé un échec humiliant au Sénat sur la réforme de la santé, incapable de se débarrasser comme il l'avait promis d'Obamacare, malgré un Congrès dont les républicains contrôlent les deux chambres.

Symbole d'une majorité parlementaire avec laquelle il a du mal à trouver le bon ton, c'est le très respecté sénateur républicain John McCain qui a torpillé la réforme, d'une voix.

Lundi, le milliardaire a tenté de remobiliser sa base et son camp, voyant dans un tweet matinal son premier semestre à la tête des Etats-Unis sous un angle résolument positif: "record de la Bourse, meilleures statistiques économiques depuis des années, chômage au plus bas depuis 17 ans, salaires en hausse, frontière sécurisée, C.S. (Cour suprême, NDLR)".

Nombreux chantiers

Les chantiers ne manquent pas pour l'administration Trump, notamment la réforme de la santé, une priorité républicaine depuis des années. La Maison Blanche est également confrontée à plusieurs casse-têtes diplomatiques, que ce soit avec Téhéran, Pyongyang ou Moscou.

Nouvel exemple dimanche, lorsque le président russe Vladimir Poutine a annoncé que le personnel diplomatique des Etats-Unis en Russie devra être réduit de 755 personnes, une décision "injustifiée" selon Washington.

M. Trump a bien tenté de réchauffer les relations américaines avec la Russie, mais celles-ci n'ont jamais été aussi mauvaises depuis la Guerre froide, tandis que l'affaire russe continue d'empoisonner sa présidence. Anthony Scaramucci reprochait justement à Reince Priebus d'avoir orchestré des fuites vers la presse, notamment sur ce dossier.

ATS