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Pancarte à l'effigie de Leung Chun-ying brandie au parlement

KEYSTONE/EPA/ALEX HOFFORD

(sda-ats)

Le chef du gouvernement hongkongais, Leung Chun-ying (pro-Pékin), a profité de son dernier discours de politique générale pour dénoncer le mouvement indépendantiste. Il a été chahuté au début de son intervention.

M. Leung a eu du mal à commencer son discours au Conseil législatif (LegCo) à cause des cris de l'opposition. Certains députés démocrates brandissaient des pancartes le présentant sous les traits d'un singe ou le qualifiant de "menteur". Dehors, une centaine de manifestants étaient réunis pour réclamer une amélioration des conditions des travailleurs.

"C'est un fait juridique et une réalité politique internationalement reconnue, qui ne laisse absolument aucune place pour que Hong Kong devienne indépendante ou se sépare de la mère patrie de quelque manière que ce soit", a-t-il dit.

Leung Chun-ying quittera ses fonctions en juillet après un mandat de 4 ans marqué par des manifestations anti-Pékin et le sentiment que la Chine augmente sa mainmise sur l'ancienne colonie britannique.

En l'absence de réformes politiques, l'idée d'obtenir l'autodétermination, voire l'indépendance, pour la région semi-autonome revenue dans le giron chinois en 1997, a fait son chemin au grand dam des autorités chinoises.

Libertés en danger

Hong Kong jouit de libertés inconnues ailleurs en Chine en vertu du principe "un pays, deux systèmes" mais beaucoup craignent que les libertés ne soient en train de s'éroder. La disparition en 2015 de cinq libraires connus pour publier des titres salaces sur les dirigeants chinois avait semé l'effroi. Tous les cinq étaient réapparus sur le continent.

La semaine dernière, Amnesty International Hong Kong a jugé que la situation des droits de l'homme était la pire depuis la rétrocession.

Le gouvernement est aussi accusé de chasse aux sorcières après la disqualification récente de deux députés indépendantistes empêchés de siéger au LegCo. Quatre autres députés démocrates risquent de faire l'objet d'une enquête judiciaire.

Plan quinquennal

M. Leung a toutefois souligné que Hong Kong bénéficiait toujours d'une autonomie marquée, promettant de "défendre (ses) valeurs fondamentales, y compris les droits de l'homme, la liberté, la démocratie, l'Etat de droit et l'intégrité".

Dans son discours de plus de deux heures essentiellement consacré à la situation économique, M. Leung a détaillé la stratégie économique hongkongaise dans le cadre du dernier plan quinquennal chinois.

Alors que les inégalités et la collusion supposée entre les élites économiques et les politiciens provoquent le ressentiment de la population, M. Leung a également promis 460'000 nouveaux logements sur 10 ans et une hausse du salaire minimum.

ATS

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