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Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus veut encore augmenter le dispositif de l'organisation face aux urgences sanitaires dans le monde.

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Le chef de l'OMS veut rapidement des armées sanitaires de réserve pour faire face aux urgences dans le monde. Il a dit mercredi à Genève que ce dispositif demande l'accord d'au moins 50 pays qui mettraient chacun des milliers de personnes à disposition.

Une fois qu'une épidémie éclate, "aucun pays" ne peut la gérer tout seul, a affirmé devant la presse Tedros Adhanom Ghebreyesus, sept mois après son entrée en fonctions. Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle à la "solidarité" pour faire face à ces situations.

Si 50 pays au moins contribuent avec des milliers de travailleurs de santé qui pourraient être déployés en trois jours, "nous pourrons mettre en oeuvre rapidement des équipes de réponse" d'urgence, a dit M. Tedros. Il a prévu d'envoyer des lettres à l'ensemble des gouvernements des Etats membres pour leur demander des engagements lors de la prochaine Assemblée générale de la santé en mai prochain à Genève. Et souhaite une application "dès que possible".

"Certains pays ont déjà dit" qu'ils pourraient mobiliser ce dispositif "en 48 heures", se félicite le directeur général. "Nous aurions alors du personnel dans différents sites mais aussi des ressources financières et en nature", a-t-il ajouté.

Extension du plan de Chan

Mise en cause pour sa réaction considérée comme trop lente lors de l'épidémie d'Ebola, l'OMS a déjà entamé une réforme pour devenir plus opérationnelle sous la précédente directrice générale Margaret Chan. M. Tedros a admis qu'il s'appuie sur l'appel il y a près de trois ans lancé par sa prédécesseure à une force d'action rapide et un fonds d'urgence.

"Mais le volume est nouveau", dit-il. Par ailleurs, la gestion des urgences est désormais "une affaire au quotidien", insiste M. Tedros qui est sensibilisé chaque jour et préside un Conseil de la sécurité sanitaire.

"Cela paie. Je ne dis pas que nous sommes prêts", a-t-il affirmé. Mais il se félicite de l'élimination rapide d'épidémies récemment à Madagascar, dont il redoute la prochaine, en Ouganda ou la campagne de vaccination rapide contre le choléra auprès de quelque 700'000 réfugiés rohingyas au Bangladesh.

Dans ce cadre pro-actif face aux urgences sanitaires, le chef de l'OMS appelle toutefois les pays à ne pas prendre des mesures trop radicales. La Zambie avait récemment interdit les vendeurs de rue lors d'une épidémie de choléra, attitude critiquée par l'organisation. "Nous allons continuer à aider les pays à avoir une approche équilibrée", a insisté le directeur général.

Tedros visé sur plusieurs nominations

M. Tedros est aussi revenu sur plusieurs polémiques qui ont entaché son début de mandat. Il a regretté à nouveau l'impact pour l'organisation de l'annonce de la nomination de l'ex-président zimbabwéen Robert Mugabe comme ambassadeur de bonne volonté de l'OMS contre les maladies non transmissibles.

Finalement annulée, celle-ci a eu lieu de "bonne foi" à la demande de pays de la région, insiste M. Tedros qui déplore une "incompréhension". Cette nomination ne signifiait pas "un accord avec tout" ce qu'a fait Robert Mugabe, a-t-il ajouté.

Autre problème, la désignation de la nouvelle directrice du programme mondial de lutte contre la tuberculose, la Russe Tereza Kasaeva. L'expertise de cette femme et l'absence de consultation pour sa nomination, considérée comme une atteinte à la crédibilité du nouveau directeur général, ont été mises en cause.

"Je ne peux pas comprendre ces critiques", dit M. Tedros qui ajoute que des désignations directes sont habituelles à l'OMS. Et que cette femme contribue à la parité atteinte pour la première fois au sein de la direction de l'organisation et de ses six antennes.

Récemment, le Conseil exécutif a soutenu le programme de travail pour 2019-2023 qui met la couverture santé pour tous d'ici 2030 au centre du dispositif, notamment par la prévention. M. Tedros veut étendre celle-ci à un milliard de personnes supplémentaires sur cette période.

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ATS