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Un chef rebelle ougandais accusé d'avoir assassiné des centaines de civils dans l'est de la RDC a été extradé en vue de son procès à Kampala, a déclaré un porte-parole du gouvernement ougandais vendredi. Son arrestation avait été annoncée en avril.

L'Ouganda avait demandé à la Tanzanie l'extradition de Jamil Mukulu, chef de la rébellion ougandaise des Forces démocratiques alliées (ADF). "La longue cavale du leader des ADF Jamil Mukulu a pris fin", a déclaré le porte-parole du gouvernement ougandais, Ofwono Opondo, confirmant l'extradition.

Les rebelles musulmans des ADF, opposés au président ougandais Yoweri Museveni, sont basés depuis 1995 dans l'est de la République démocratique du Congo, où ils mènent des attaques contre les civils. Ils sont accusés d'avoir tué plus de 300 personnes dans la région de Beni, dans la province du Nord-Kivu, depuis octobre dernier.

Jamil Mukulu, qui serait âgé de 51 ans, était recherché par l'Ouganda pour une série de crimes incluant des actes "terroristes" et des meurtres. Interpol avait émis à son encontre un mandat d'arrêt à la demande de Kampala.

"Un nouveau chapitre"

"Enfin, la justice l'emportera", s'est félicité le porte-parole de l'armée ougandaise, Paddy Ankunda. "Son procès pourrait être une opportunité (...) pour les personnes tant en Ouganda qu'au Congo, l'arrestation de Mukulu marque un nouveau chapitre", a déclaré Maria Burnett de l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW).

"C'est maintenant aux procureurs ougandais de veiller à mettre en place une procédure judiciaire équitable, sérieuse, dans un délai opportun", a-t-elle ajouté.

ATS