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Le CICR inquiet de l'impact des "discours de victoire" en Syrie

Le président du CICR Peter Maurer affirme que l'aide à Afrine ne peut venir du seul Croissant-rouge turc si elle doit être crédible pour les civils dans cette zone.

KEYSTONE/EPA/AREF TAMMAWI

(sda-ats)

Le président du CICR veut un accès "crédible" à la ville syrienne d'Afrine. Il cible les "discours de victoire" aussi bien par la Turquie dans cette zone que par le gouvernement syrien dans la Ghouta, tout en "appréciant" les efforts russes pour des évacuations.

A Afrine, "la crédibilité du Croissant-Rouge turc pour travailler avec la population kurde est proche de zéro", a affirmé lundi matin devant la presse le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer. De retour d'un voyage de dix jours en Irak, en Iran et en Syrie, il demande un accès "crédible" pour des organisations neutres et impartiales comme la sienne.

Pour le moment, le CICR n'a pu mettre en place que quelques programmes dans les villages entre Alep et Afrine, où sont arrivés des civils qui ont fui la ville bombardée par la Turquie. Dimanche, le président turc, Recepp Tayyip Erdogan, avait revendiqué le contrôle d'Afrine. Le même jour, son homologue syrien Bachar al-Assad s'est montré dans la Ghouta orientale avec des soldats syriens, trois jours après la participation de M. Maurer à un convoi d'aide dans cette région assiégée.

Le président du CICR dénonce "les politiciens, quelles que soient les parties au conflit, qui essaient de se mettre dans des images qui signifient un succès". "Selon nous, ce n'est pas un succès" pour les civils, a dit M. Maurer en répétant sa "frustration".

Et de déplorer "la forte différence entre ces annonces, de succès et de prise en compte de la population, et la réalité". La population est "fatiguée", mais son appel à la réconciliation n'a pas encore été entendu par les dirigeants politiques des différentes parties, dit M. Maurer.

Détenus en Syrie et dialogue fréquent avec l'Iran

En revanche, il dit "apprécier" les efforts "positifs" menés par la Russie, allié du gouvernement syrien, pour des évacuations dans la Ghouta. Si le CICR n'a pas été associé aux discussions entre Moscou et l'ONU, M. Maurer a pu rencontrer le général russe en charge de ce dispositif.

"La population n'a pas forcément confiance dans l'armée syrienne", mais salue "une sorte d'attitude crédible" des militaires russes dans cette affaire, selon lui. Et les responsables des groupes rebelles acceptent de discuter avec ces Russes.

Plus largement en Syrie, le CICR peut apporter une assistance sur plus de sites qu'auparavant. Mais cette aide "n'est pas suffisante", tant le conflit progresse rapidement, dit son président.

Sa visite lui aura aussi permis de demander davantage d'accès aux détenus et d'appeler les autorités iraniennes à un dialogue plus fréquent et formel. Dans les deux cas, M. Maurer est satisfait des discussions, mais estime "prématuré" d'affirmer que le CICR sera entendu dans les faits. Il a, à nouveau, appelé les Etats à ne pas vendre des armes qui pourraient être utilisées dans des violations du Droit international humanitaire (DIH).

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