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Rome - Mouammar Kadhafi a quitté Rome mardi après une visite sous le signe de la polémique. Son appel à la conversion de l'Europe à l'islam a été qualifié mardi de "manque de respect envers le pape et l'Italie" par le Vatican. L'UE n'a elle pas commenté sa demande de 5 milliards d'euros par an pour stopper l'immigration africaine.
L'avion transportant le colonel Kadhafi a décollé peu après 13h00 de l'aéroport romain de Ciampino. Lors de sa quatrième visite en Italie en un peu plus d'un an, le dirigeant libyen a provoqué des réactions irritées jusque dans la majorité de Silvio Berlusconi.
S'exprimant devant un parterre de jeunes femmes payées par une agence pour l'écouter, Mouammar Kadhafi avait notamment affirmé que l'Europe devait "se convertir à l'islam". Ces propos tenus à Rome, au coeur de la papauté, ont été qualifié de "provocation" et de "manque de respect envers le pape et l'Italie, pays majoritairement catholique" par un responsable d'une congrégation vaticane.
"Parler d'un continent européen converti en bloc à l'islam n'a aucun sens parce que ce sont les personnes qui décident seules et en toute conscience d'être chrétiens, musulmans ou de suivre d'autres religions", a souligné le secrétaire de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples Robert Sarah, dans un entretien au journal "Repubblica".
Ni Berlusconi ni Kadhafi n'ont commenté la polémique suscitée par les propos du dictateur libyen. Ils ont préféré insister sur l'importance du traité d'amitié Italie-Libye, dont ils fêtaient le deuxième anniversaire, pour lutter contre l'immigration clandestine et pour resserrer des liens économiques déjà forts.
Contre l'Europe "noire"
Mouammar Kadhafi a poussé la provocation jusqu'à réclamer lundi soir, dans un discours prononcé aux côtés du Cavaliere, cinq milliards d'euros annuels à l'Union européenne. Cet argent contribuerait à stopper l'immigration clandestine aux frontières de la Libye, afin d'éviter que l'Europe "ne devienne noire".
"Nous ne commentons pas les déclarations" à ce sujet du dirigeant libyen, a réagi Matthew Newman, un porte-parole de la Commission. Il a toutefois souligné dans le même temps que "la Commission est d'avis que c'est par le dialogue et une coopération complète que l'UE peut améliorer la situation sur le terrain".

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ATS