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Le comité de l'initiative Franz Weber sur les résidences secondaires ne veut pas que des logements existants puissent être vendus ou transmis par succession. Emise par le groupe de travail chargé de mettre en oeuvre l'initiative, cette idée s'oppose pour lui à la volonté populaire.

L'ordonnance à laquelle oeuvre le groupe de travail garantit, dans sa formulation actuelle, les droits acquis avant le vote limitant à 20% la proportion de résidences secondaires dans une commune, souligne Pierre Chiffelle, conseiller juridique de la Fondation Franz Weber. "Nous y sommes opposés", fustige-t-il dans un entretien publié samedi par "Le Temps".

Opposition

Vera Weber, cheffe de campagne de l'initiative promue par son père, a exprimé la même opposition vendredi soir dans l'émission de la télévision publique alémanique "10 vor 10". Pour elle, cette idée va clairement "à l'encontre de la volonté populaire".

"Des résidences principales, une fois vendues ou héritées, pourront devenir des logements secondaires. Le transfert risque d'être massif", prédit Pierre Chiffelle. De plus, "la hausse des prix, à l'achat ou à la location, est programmée. Elle pénalisera les gens qui cherchent à s'établir dans ces communes", relève-t-il.

Plus de 300 oppositions

La position de la Confédération est que la limite de 20% acceptée par le peuple le 11 mars s'applique à toutes les demandes de permis de construire déposées après cette date. La ministre de l'environnement Doris Leuthard a recommandé le 21 mai aux communes d'attendre l'ordonnance.

"De notre côté, nous formulons des oppositions, ou les soutenons. Nous en sommes à plus de 300. Dans les cas les plus emblématiques, nous ferons recours afin d'aller jusqu'au bout de la démarche", promet Pierre Chiffelle. Le nombre d'oppositions, avant tout en Valais, a été multiplié par dix en cinq semaines.

ATS