Toute l'actu en bref

L'ouverture de l'Iran s'est réalisée plus lentement qu'espéré, selon le directeur général de S-GE, Daniel Küng (archives).

KEYSTONE/WALTER BIERI

(sda-ats)

Les attentes des entreprises suisses étaient immenses, suite à l'assouplissement des sanctions à l'encontre de l'Iran. Le directeur général de Switzerland Global Enterprise (S-GE), Daniel Küng, porte toutefois un regard désabusé sur cette question.

"L'ouverture s'est réalisée plus lentement qu'espéré", déclare-t-il dimanche dans une interview accordée aux journaux alémaniques, Zentralschweiz am Sonntag et Ostschweiz am Sonntag. Selon lui, les sociétés helvétiques doivent faire preuve de beaucoup d'endurance pour saisir leur chance.

L'organisation de promotion du commerce extérieur a été envahie de demandes de firmes intéressées à réaliser des affaires avec l'Iran, au moment de l'assouplissement des sanctions contre ce pays il y a deux ans. Il a, par exemple, fallu déplacer dans un espace plus grand l'organisme tout spécifiquement chargé de répondre aux questions sur la République islamique.

Avec ses 80 millions d'habitants bien formés et un fort besoin en matière d'investissements, ce pays est devenu une destination prometteuse pour les entreprises, après son ouverture. Mais selon Daniel Küng, la sobriété prévaut désormais auprès des sociétés helvétiques.

Cette modération ne touche toutefois pas uniquement l'Iran. "L'ambiance au sein de l'industrie d'exportation est loin d'être aussi bonne qu'il y a cinq ans. Mais elle commence à s'améliorer", conclut le directeur de SGE.

ATS

 Toute l'actu en bref