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Le commerce extérieur suisse a clos le mois de novembre sur le fil du rasoir. Les exportations helvétiques ont progressé de 0,9% à 17,8 milliards de francs, avec un marché européen toujours morose mais résistant, et des marchés émergents qui s'essoufflent.

Quant aux importations, elles ont reculé de 6,7% à 14,8 milliards de francs, a indiqué mardi l'Administration fédérale des douanes (AFD). La balance commerciale boucle avec un excédent mensuel de 3 milliards, soit le deuxième plus important jamais enregistré.

Seules quatre des dix principales branches exportatrices ont accru leurs ventes à l'étranger. L'horlogerie se place une fois de plus en tête, avec une croissance de 16% à 2,06 milliards de francs, un nouveau record.

Machines et métal à la peine

Les autres branches importantes ont subi des baisses, à commencer par l'industrie des machines et de l'électronique. Alors qu'elle constitue l'un des piliers des exportations avec 3,03 milliards de francs, ses ventes ont chuté de plus d'un dixième.

L'industrie métallurgique s'en sort un peu mieux avec un recul de 5,5%, à 1,11 milliards de francs. Ces deux secteurs demeurent tout de même en légère progression sur l'ensemble de la période janvier-novembre en comparaison annuelle.

Pays émergents décevants

Sur le plan géographique, les chiffres montrent que la crise de la dette européenne et la dégradation conjoncturelle qui se profile sur le vieux continent continuent de peser. Les exportations y ont certes progressé de 1% mais peu de marchés ont évolué positivement.

En Amérique du Nord, le marché canadien a soutenu les exportations suisses en affichant près de 30% de croissance. Les livraisons à destination des Etats-Unis se sont légèrement repliées.

L'Asie, habituellement un moteur de la croissance, a montré en novembre de nettes disparités. Autres économies émergentes qui ont révélé de mauvaises surprises: le Brésil, où la demande n'a que faiblement augmenté, et le Mexique, où elle a chuté.

ATS