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Le compagnon d'Adeline envisage de porter plainte pénale

Ce contenu a été publié le 27 mai 2014 - 09:13
(Keystone-ATS)

Le compagnon de l'éducatrice de la Pâquerette assassinée par un détenu lors d'une sortie thérapeutique l'automne dernier a accordé mardi une interview à la "Tribune de Genève". Il crie son incompréhension après le blâme infligé à la directrice de La Pâquerette.

Il envisage de déposer une plainte pénale afin que toute la lumière soit faite sur les responsabilités qui ont conduit au drame. Le père de famille, qui a également travaillé à la Pâquerette en tant que sociothérapeute, qualifie de "mascarade" le rapport issu de l'enquête administrative ouverte par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), institution qui chapeautait le centre de réinsertion des détenus dangereux.

Le rapport dit que la sortie de Fabrice A., le meurtrier d'Adeline, a été insuffisamment préparée et que toutes les mesures que l'on pouvait raisonnablement exiger pour la sécurité n'ont pas été prises. "Comment peut-on prononcer seulement un blâme après cela?", s'indigne le compagnon d'Adeline.

Un rapport biaisé

Il rappelle que Fabrice A., qui a sauvagement assassiné la mère de sa petite fille, est un "déséquilibré violent, un violeur récidiviste". En lisant le rapport, "on peut penser que c'était le hasard, le manque de chance". Selon lui, "les HUG ont procédé à une autoévaluation de La Pâquerette en la tournant à leur avantage".

Le compagnon d'Adeline envisage de porte plainte. "J'étudie toutes les possibilités" pour que la sanction prononcée contre la directrice de la Pâquerette fasse l'objet d'une révision.

Pas de supervision

Le jeune homme a aussi été choqué par la façon dont il a été interrogé par l'enquêteur nommé par les HUG. "J'ai dû combattre pour sortir du carcan des questions prévues et rapporter la réalité de certains dysfonctionnements". Il se demande aussi "pourquoi la majorité du personnel de La Pâquerette n'a pas été entendue".

Selon lui, le centre a péché sur certains aspects. "Par exemple, il n'y avait pas d'échelle d'évaluation de la violence. Pas plus qu'il n'y avait de contrôle extérieur de la part des HUG".

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