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Le Congrès s'apprête à faire la lumière sur l'attaque de Benghazi

Le Congrès américain convoquait jeudi de hauts responsables du gouvernement pour faire la lumière sur l'attaque du consulat américain de Benghazi en Libye, le 11 septembre. Une affaire politisée qui prend la tournure d'un bras de fer entre Barack Obama et les républicains.

Les deux commissions du Renseignement de la Chambre des représentants et du Sénat ont convoqué plusieurs hauts responsables à huis clos dans le but de comprendre comment l'ambassadeur Christopher Stevens et trois autres Américains ont été tués le 11 septembre lors d'un assaut à l'arme lourde par des dizaines de miliciens islamistes.

Le directeur par intérim de la centrale du renseignement (CIA), Michael Morrell, doit se rendre aux auditions à la place de David Petraeus, le patron de la CIA au moment des faits qui a démissionné vendredi après la révélation d'une liaison extraconjugale. M. Petraeus se rendra finalement lui-même au Congrès vendredi matin pour faire part de ses propres conclusions sur les circonstances de l'attaque.

Le patron du renseignement américain, James Clapper; le directeur adjoint du FBI, l'agence chargée de l'enquête en Libye, Sean Joyce; un secrétaire d'Etat adjoint, Patrick Kennedy; et le directeur de l'antiterrorisme, Matthew Olsen, sont également attendus au Congrès jeudi.

La secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, actuellement en voyage, participera elle-même à des auditions une fois l'enquête du département d'Etat terminée, en décembre.

Gestion de l'attaque décriée

Démocrates et républicains entendent tous deux exercer leurs responsabilités constitutionnelles de tutelle du renseignement. Mais les républicains voient dans l'affaire une mise en accusation de la gestion de l'attaque par l'administration Obama, qualifiée de passive, incompétente voire cynique.

"Soit ce président et cette administration sont coupables d'incompétence colossale, soit ils se sont lancés dans une entreprise de dissimulation, mais dans les deux cas c'est inacceptable pour les Américains", avait lancé mercredi le sénateur John McCain.

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