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La militante russe des droits de l'Homme Lioudmila Alexeïeva, 88 ans, s'est vue décerner lundi à Strasbourg le Prix Vaclav Havel du Conseil de l'Europe. Elle déplore que le Kremlin revienne "de plus en plus à la pratique soviétique".

"Lors de la dernière décennie, le pouvoir s'est de plus en plus écarté du respect des droits de l'Homme inscrit dans notre Constitution", a déploré la militante octogénaire dans un discours devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), qui lui a décerné ce prix.

"Ces dernières années, il saute aux yeux que (le régime de Vladimir Poutine) tente de mettre des bâtons dans les roues et d'empêcher le travail des organisations non gouvernementales", a poursuivi Mme Alexeïeva, qui a été l'un des membres fondateurs du Groupe Helsinki de Moscou.

La lauréate "a inspiré des générations de militants en Russie, mais aussi à l'étranger, à s'engager dans la lutte pour la justice. Pendant des décennies, elle a été persécutée et menacée", lui a rendu hommage la présidente de l'APCE, la Luxembourgeoise Anne Brasseur.

Ce prix, doté de 60'000 euros, vise à "récompenser des actions exceptionnelles de la société civile dans la défense des droits de l'Homme en Europe et en dehors du continent", selon l'organisation paneuropéenne. Il est décerné pour la troisième fois. En 2013, il avait été attribué au militant bélarusse Ales Bialiatski, à l'époque en prison pour "fraude fiscale", et en 2014 au défenseur azerbaïdjanais des droits humains Anar Mammadli.

ATS