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Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté samedi à l'unanimité de ses quinze membres une résolution autorisant le déploiement d'observateurs en Syrie. Ceux-ci auront pour tâche de surveiller le fragile cessez-le-feu. Les cinq premiers observateurs ont immédiatement pris l'avion pour Damas.

La Russie et la Chine, qui avaient bloqué des résolutions précédentes du Conseil, ont donné leur accord après de difficiles tractations. Aux termes de la résolution 2042, l'ONU pourra ainsi déployer dans les prochains jours "une équipe avancée de trente observateurs militaires non armés tout au plus", en prélude à une mission complète.

La résolution 2042 est la première du Conseil de sécurité sur la Syrie, les 15 pays n'ayant pour l'instant adopté que trois "déclarations présidentielles". La Russie et la Chine ont mis leur veto à deux précédentes résolutions depuis le début de la crise syrienne il y a treize mois.

Afin de donner à cette mission d'observation les moyens de faire son travail, le Conseil demande à Damas de garantir la sécurité des observateurs, leur liberté de mouvement qui doit être "entière, sans entrave et immédiate", ainsi que la confidentialité de leurs communications.

Grave entorse

Plus tôt samedi, les forces syriennes ont bombardé pendant une heure deux quartiers de Homs, une des villes symboles du soulèvement, ont affirmé des militants de l'opposition. Il s'agit de l'entorse la plus grave au cessez-le-feu qui s'applique depuis jeudi matin en Syrie. Aucune victime n'est à déplorer.

Le cessez-le-feu a été fragilisé ces deux derniers jours par le décès de 18 personnes, en majorité des civils, mais ce bilan reste en nette rupture avec ces derniers mois, au cours desquels les tués se comptaient par dizaines quotidiennement.

Des dizaines de milliers de Syriens ont manifesté vendredi à travers le pays pour tester l'engagement du régime à respecter le plan de l'émissaire Kofi Annan. Ces rassemblements étaient "plus importants que les semaines précédentes" dans la quasi-totalité des provinces, en dépit d'un déploiement militaire massif, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

ATS