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Le Conseil des Etats maintient la pression sur La Poste

Le Conseil des Etats tient à une distribution du courrier avant 12h30 (archives).

KEYSTONE/TI-PRESS/FRANCESCA AGOSTA

(sda-ats)

Le mécontentement du public sur La Poste n'a pas reçu les réponses adéquates. Après le National, le Conseil des Etats a accepté mercredi une motion de Martin Candinas (PDC/GR) pour que la distribution du courrier soit assurée dans la matinée.

Les sénateurs ont suivi par 25 voix contre 14 le texte du Grison, contre l'avis du Conseil fédéral. "Un journal régional qui arrive l'après-midi n'a plus de sens; je doute que les mesures nécessaires aient été prises afin que la Poste prenne toute la mesure de la situation", a dit Anne Seydoux (PDC/JU).

La proposition a trouvé une oreille attentive dans les rangs de la gauche et chez bon nombre d'élus PDC tel Filippo Lombardi, lui-même éditeur. Paul Rechsteiner (PS/SG) a bien regretté la formulation un peu trop vague de la motion puisqu'elle concerne tout le courrier, mais il est selon lui important que les journaux arrivent avant midi.

Pas dans la loi

La droite estimait pour sa part qu'il était inutile d'inscrire cette exigence dans la loi. Depuis le 1er septembre 2017, La Poste a déjà pris des mesures pour que les journaux soient distribués jusqu’à midi dans les régions qui ne bénéficient pas d’une distribution matinale, a rappelé Konrad Graber (PDC/LU).

La conseillère fédérale Doris Leuthard a pour sa part rappelé que les cantons faisaient face à des situations très différentes en matière de distribution de courrier. Le Jura, qui est surtout concerné par des distributions tardives, devrait enter en discussion avec La Poste. Mais rien n'y a fait.

Le Conseil des Etats a sinon rejeté trois autres motions qui demandaient plus de garanties au service public universel. Il a suivi la ministre des télécoms qui a plaidé pour laisser au géant jaune un minimum de liberté entrepreneuriale. Plusieurs mesures ont en outre été prises.

Des pistes législatives

Le Conseil fédéral a d'une part présenté un projet pour améliorer l'accessibilité aux services postaux. L'ordonnance devrait entrer en vigueur l'an prochain. D'autre part, les Chambres ont accepté une initiative du Jura pour que les citoyens puissent s'opposer à la fermeture d'un office moyennant une demande avec autant de signatures que nécessaire pour une initiative communale.

Ce droit de regard des clients pourra être intégré à la révision de la législation postale. Enfin, la Commission fédérale de la poste (Postcom), l'autorité de surveillance de la Poste, devrait avoir la compétence de prendre des décisions sujettes à recours.

Non à des cautelles trop rigides

La Chambre des cantons a ainsi rejeté par 22 voix contre 17 une autre motion de Martin Candinas interdisant à La Poste de délocaliser des emplois à l'étranger. L'intervention du Grison était partie d'un essai pilote visant à introduire le codage par extraction au Vietnam, projet auquel le géant jaune a finalement renoncé.

Les sénateurs ont aussi tacitement liquidé la motion de Jakob Büchler (PDC/SG) visant à améliorer l'accessibilité des offices de poste et des services de paiement, en tenant compte des caractéristiques et des spécificités des régions rurales. L'ordonnance prévue pour l'année prochaine répond déjà à ces demandes.

Enfin, ils ont classé un texte d'Ida Glanzmann (PDC/LU) pour que le plafond des retraits dans tous les offices passe de 500 à 5000 francs.

"Malgré les changements annoncés, on navigue encore à vue et on manque d'une vision d'ensemble pour l'avenir à plus long terme de La Poste", ont regretté d'une manière générale Claude Hêche (PS/JU) et Stefan Engler (PDC/GR). Il faut que la politique précise le rôle donné au géant jaune.

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