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La criminalité se déroule de plus en plus en ligne. Parlementaires et Conseil fédéral sont toutefois divisés sur la stratégie la plus efficace pour renforcer la cyberdéfense (image symbolique).

KEYSTONE/NICK SOLAND

(sda-ats)

La Suisse est vulnérable aux cyberattaques et va continuer à renforcer sa défense. Le Conseil fédéral ne veut pas pour autant d'un office fédéral de cybersécurité rattaché au Département de la défense (DDPS). Le Parlement pourrait lui forcer la main.

Le conseiller national Franz Grüter (UDC/LU) a déposé une motion cosignée par 58 collègues de tous bords politiques. Le texte exige que le gouvernement réunisse dans les deux ans toutes les compétences de la Confédération en matière de cyberdéfense au sein d'une unité cybernétique autonome rattachée à un service approprié de l'armée ou du DDPS.

Selon les conseillers nationaux, la Suisse n'est pas assez outillée pour faire face aux récentes et multiples attaques virtuelles. Des compétences existent déjà, mais elles sont disséminées entre l'armée, le Service de renseignement, divers offices, le Département de justice et police et d'autres départements. Il faut rationaliser et réunir ces forces.

Les ressources nécessaires à la nouvelle unité fédérale seront dégagées par la réunion des forces issues des divers départements et par des économies dans leurs services centraux. "De toute manière, la cyberdéfense requiert davantage de personnel et d'équipement."

Collaboration transversale

Dans sa réponse publiée jeudi, le Conseil fédéral reconnaît la nécessité de renforcer les capacités de cyberdéfense ainsi que la recherche et la formation dans ce domaine. Les cyberrisques menaçant l'armée mais aussi toute l'administration, l'économie et la société, la protection doit toutefois relever de la compétences des différents acteurs.

Tous doivent disposer des capacités et des ressources nécessaires, il n'est pas possible de les transférer dans une unité cybernétique au sein de l'armée. Le gouvernement mise sur une collaboration transversale et coordonnée, fondée sur les différents rôles comme celle qui fait ses preuves lors de la mise en place de la stratégie nationale contre les cyberrisques.

Il faudra toutefois veiller à une organisation coordonnée et efficace des ressources nécessaires. Le Conseil fédéral compte donc examiner la possibilité d'une concentration de certaines cybercompétences et clarifier la collaboration entre les services civils et l'armée.

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ATS