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Le National veut que le gouvernement se penche sur la formation des imams en Suisse (image symbolique).

Keystone/DPA dpa/A3833/_BODO MARKS

(sda-ats)

Le Conseil fédéral devra se pencher sur l'opportunité de former des imams en Suisse. Le National lui a transmis mercredi de justesse un postulat du parti évangélique afin de chercher des pistes pour lutter contre la radicalisation des jeunes.

Le texte, signé Maja Ingold (PEV/ZH), demande au Conseil fédéral d'établir un rapport visant à réglementer la formation des imams. L'idée est de prévenir tout prosélytisme islamiste et "tirer parti du potentiel intégrateur que ces imams peuvent avoir au sein des jeunes de la communauté musulmane."

Des prédicateurs ultra-conservateurs, financés par leur pays d'origine, propagent dans les mosquées une version de l'islam difficilement conciliable avec les valeurs suisses, a dit Mme Ingold. Une formation réglementée par l'Etat permettrait de s'assurer qu'ils ne font pas d'endoctrinement djihadiste. Mais aussi de faire la lumière sur leur financement opaque.

La Confédération n'est pas la première responsable dans ce domaine, ce sont les cantons, a rappelé la ministre de la justice Simonetta Sommaruga. Mais elle peut jouer un rôle d'intermédiaire, comme elle l'a fait pour le Centre islam et société, institut universitaire à Fribourg qui propose des formations continues sur l'islam. Le Conseil fédéral était prêt à accepter le postulat.

Seule l'UDC l'a combattu. "La Suisse en a déjà fait assez pour la tolérance", a lâché la Lucernoise Yvette Estermann, sans succès. Le postulat a été accepté par 90 voix contre 87 et 2 abstentions.

Dans la foulée, le National a refusé par 104 voix contre 75 un postulat de Rosmarie Quadranti (PBD/ZH) qui chargeait le gouvernement d'étudier des mesures pour prévenir la radicalisation au sein des associations musulmanes.

ATS

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