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RUAG renonce à la construction d'une usine au Brésil (archives).

KEYSTONE/ANTHONY ANEX

(sda-ats)

L'entreprise d'armement RUAG, en mains de la Confédération, renonce à la construction d'une usine au Brésil. Y voyant un risque pour la réputation de la Suisse, le Conseil fédéral a appelé le groupe bernois à faire marche arrière.

Le gouvernement s'est exprimé en tant qu'actionnaire unique du groupe. La construction d'une usine de munitions au Brésil représenterait un risque pour la réputation de RUAG et de la Suisse. Il est donc préférable de renoncer à ce projet.

Dans sa réponse, publiée jeudi, à une motion de Priska Seiler (PS/LU) et à une interpellation d'Angelo Barrile (PS/ZH), le Conseil fédéral précise avoir déjà communiqué sa position au conseil d'administration de RUAG Holding. Celui-ci a accepté les décisions et recommandations du Conseil fédéral, a précisé le service de presse du groupe.

En avril, seize organisations en avaient appelé au gouvernement pour que l'entreprise d'armement fasse marche arrière. Elles invoquaient le taux très élevé de criminalité au Brésil.

Le déclencheur de la mobilisation a été le meurtre de la politicienne carioca de gauche Marielle Franco le 14 mars à Rio. Elle dirigeait une commission de surveillance des engagements militaires et policiers contre la criminalité dans cette ville.

Selon le Conseil fédéral, RUAG voit dans sa filiale Ammotec, qui souhaitait construire l'usine, la possibilité de s'étendre sur un marché international important. Il s'agissait d'aller dans le sens de la volonté du gouvernement brésilien de rompre le monopole qui domine le marché des munitions dans son propre pays.

L'entreprise d'armement a aussi assuré le Conseil fédéral qu'elle applique une politique de tolérance zéro face à la corruption. Pour les projets développés dans les pays où les risques de conformité sont élevés, elle doit aussi faire appel à des conseillers externes locaux spécialisés .

Le gouvernement attend de RUAG qu'elle impose le respect de la législation suisse sur le matériel de guerre à ses filiales établies à l'étranger. Dans son rapport annuel, le conseil d'administration du groupe bernois affirme répondre à cette attente.

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ATS