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Alain Berset a lancé jeudi la campagne officielle en faveur du projet de promotion des réseaux de soins intégrés. Le ministre socialiste de la santé, qui a rejeté cette révision de loi lorsqu'il était parlementaire, y voit désormais un pas important dans la bonne direction.

Le PS n'est pas uni derrière le référendum, a renchéri le directeur bernois de la santé publique Philippe Perrenoud, lui aussi socialiste, venu soutenir la campagne en vue de la votation du 17 juin au nom des cantons.

Avantages des réseaux

L'argumentaire a surtout porté sur les avantages des réseaux, qui regroupent médecins et autres fournisseurs de prestations médicales dans le but de coordonner les soins. Le patient y est suivi du début à la fin du traitement.

Les assurés bénéficient de traitements de qualité, bien coordonnés et à moindres coûts, grâce à un suivi cohérent, selon M. Berset. En sus d'une hausse de la qualité des soins, le Conseil fédéral mise sur une contribution à la meilleure maîtrise des coûts de l'assurance maladie.

Incitation financière

Près de 90 réseaux existent actuellement, surtout en Suisse alémanique. De l'avis du Parlement et du gouvernement, ce modèle devrait se généraliser sur l'ensemble du territoire. But affiché: une couverture de 60% des assurés dans trois ans.

Pour y parvenir, la révision de la loi sur l'assurance maladie (LAMal) mise avant tout sur une incitation financière, qui reste dans la gorge des milieux référendaires. Les partisans du libre choix du médecin verront la quote-part de 10% passer à 15%, une fois la franchise atteinte.

Indépendance des réseaux

Les maximums à débourser de sa poche ont été fixés à 500 francs par an pour les assurés liés à un réseau et à 1000 francs pour les autres. Le plafond est actuellement de 700 francs pour tout le monde.

Concernant l'indépendance des réseaux par rapport aux caisses, les assureurs auront cinq ans pour abandonner la gestion et la participation financière à des institutions dispensant des soins médicaux aux assurés.

ATS