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L'agriculture et les transports sont un souci pour la biodiversité (archives).

KEYSTONE/MANUEL LOPEZ

(sda-ats)

La Confédération versera 55 millions de plus ces quatre prochaines années pour assurer la biodiversité en Suisse. Le Conseil fédéral a décidé mercredi de délier les cordons de la bourse. L'argent doit aussi servir à lutter contre les espèces exotiques envahissantes.

Le gouvernement a débloqué 80 millions de francs dans le budget de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) et consenti à verser 55 millions en plus de cette somme. Ces fonds sont destinés à financer rapidement les mesures d'assainissement et de revalorisation les plus urgentes. Les cantons participeront à part égale au financement des mesures.

Biodiversité en danger

En l'espace d'un siècle, la surface des zones alluviales, des marais et des prairies et pâturages secs s'est fortement réduite en raison du développement de l'agriculture, des transports, de l'urbanisation et des activités de loisirs.

Résultat: plus d'un tiers des espèces étudiées de Suisse sont menacées. Actuellement, 25% des sites de reproduction des batraciens, 30% des zones alluviales, 80% des haut-marais, 30% des bas-marais et 20% des prairies et pâturages secs doivent être assainis en urgence.

Les mesures prévues visent à améliorer la qualité des biotopes d'importance nationale et à conserver la biodiversité en forêt. Il s'agit par exemple d'éliminer les anciennes infrastructures de drainage encore fonctionnelles dans les marais et de créer des réserves forestières ainsi que des îlots de vieux bois et de bois mort.

Espèces envahissantes

Les fonds libérés doivent aussi servir à appliquer la stratégie de lutte contre les dommages causés par les espèces exotiques envahissantes et à prévenir les dommages futurs. Ces espèces peuvent avoir des effets néfastes sur la santé humaine et animale, modifier durablement des milieux naturels et endommager des infrastructures.

Rayons végétaux, l'ambroisie, source d'allergie, la berce du Caucase, qui provoque des brûlures de la peau, et l'ailante glanduleux, qui empêche le développement d'espèces locales, sont dans le viseur du Conseil fédéral. Le moustique tigre, potentiellement porteur du chikungunya et de la dengue, l'écrevisse américaine, qui transmet des maladies à ses congénères européens, et le capricorne asiatique, qui s'attaque aux arbres, ne sont pas non plus les bienvenus en Suisse.

Les services de Doris Leuthard vont élaborer un projet pour adapter les bases légales. Des interdictions d'importation et des obligations de détenir une autorisation pourraient être édictées. Les privés, notamment les propriétaires de jardins, pourraient en outre être contraints de prendre ou d'accepter des mesures de lutte contre les nuisibles sur leur terrain.

Le Département fédéral de l'environnement va élaborer d'ici la fin de l'année un plan d'action pour la Stratégie Biodiversité Suisse.

ATS