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Après l'échec subi dimanche avec le refus de la promotion des réseaux de soins, le Conseil fédéral n'a pas présenté de solution de rechange. "Nous avons perdu une occasion de freiner l'augmentation des coûts de la santé", a jugé Alain Berset.

"C'était le seul projet sur la table ayant réuni une majorité" aux Chambres, a dit le conseiller fédéral. Nombre de projets et d'idées ont été lancées ces derniers temps. Il faudra maintenant en débattre sereinement, aucun ne semblant réunir une majorité, a signalé le ministre de la santé.

Selon le PLR, le plus important dans l'immédiat serait de lever l'obligation de contracter entre les caisses maladie et les médecins. Le marché pourrait alors jouer son rôle. Le conseiller aux Etats zurichois Felix Gutzwiller a déjà déposé une motion en ce sens. L'UDC veut quant à elle supprimer le caractère obligatoire de l'assurance de base pour "renforcer la liberté individuelle".

Caisse unique

Le Parti socialiste (PS) estime que ce rejet augmente les chances de voir le peuple accepter la caisse unique. Il préconise en outre un modèle de soins médicaux pour les malades chroniques, qui retirerait le pouvoir aux caisses maladie.

Le PDC voit une solution dans une réforme du système tarifaire Tarmed, estimant que l'écart entre les tarifs des spécialistes et des médecins de famille doit être réduit.

Jacques de Haller, du comité contre la loi sur le "managed care" et président de la FMH, a jugé lui que pour freiner les coûts de la santé, les cantons doivent participer aux frais de la médecine ambulatoire. Les directeurs cantonaux de la santé se sont dit ouverts à cette proposition.

Les assureurs continueront eux à développer des réseaux de soins, a affirmé santésuisse.

Défaite de l'ASIN saluée

Le rejet de l'initiative "Accords internationaux: la parole au peuple!" a pour sa part été accueilli par une satisfaction presque unanime. Le peuple n'est pas tombé dans le panneau d'un texte qui allait trop loin, estiment plusieurs opposants.

Seules l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN), à l'origine du texte, et l'UDC sont déçues du verdict. "Nous n'avons pas réussi à convaincre nos propres membres de soutenir notre texte", se désole le conseiller national Pirmin Schwander (UDC/SZ), président de l'ASIN.

L'épargne-logement n'est quant à elle plus d'actualité. L'Association suisse des propriétaires (ASP) l'a reconnu après le net rejet dans les urnes. L'Association suisse des locataires (Asloca) se dit satisfaite, soulignant que le peuple "ne souhaite pas accorder davantage de privilèges aux propriétaires aisés".

ATS