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Le Conseil fédéral ne souhaite pas être élu par le peuple. Il a décidé de recommander le rejet de l'initiative populaire déposée par l'UDC sans lui opposer de contre-projet. Selon lui, le système actuel, avec élection individuelle des ministres par le Parlement, a fait ses preuves.

"Le collège, où les femmes sont entrées en 1985, représente les principaux partis, régions et communautés linguistiques du pays. Tout au long de son histoire, il a su mettre en place les conditions qui ont permis à la Suisse de relever les défis de son temps", note le Conseil fédéral dans un communiqué succinct.

Le gouvernement précise avoir débattu des arguments en faveur et en défaveur de l'initiative et s'être prononcé pour le maintien du système actuel, convaincu qu'il avait fait ses preuves. Les services de Simonetta Sommaruga ont été chargés de rédiger d'ici le printemps un message plus complet à l'intention du Parlement.

Au moins deux Latins

L'initiative "Election du Conseil fédéral par le peuple" a été déposée par l'UDC, qui affirme vouloir mettre fin aux tactiques des partis lors de la nomination du gouvernement. Ce texte prévoit une élection tous les quatre ans au système majoritaire. Les candidats ayant obtenu la majorité absolue seraient élus dès le premier tour. La majorité simple suffirait au second tour.

La Suisse formerait une seule circonscription électorale. Le texte contient toutefois une clause accordant au moins deux sièges à des personnes domiciliées dans les régions et les cantons francophones ou au Tessin et dans les régions italophones des Grisons.

Le Conseil fédéral choisirait lui-même chaque année le président de la Confédération et le vice-président. L'Assemblée fédérale devrait se contenter d'élire le chancelier de la Confédération ainsi que les juges des tribunaux fédéraux.

Plusieurs voix se sont faites entendre à gauche pour soutenir une telle réforme. Le peuple a refusé deux fois des initiatives socialistes analogues, en 1900 et en 1942.

ATS