Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Guy Parmelin a réitéré mercredi devant le Conseil fédéral avoir commis une faute politique (archives).

KEYSTONE/MANUEL LOPEZ

(sda-ats)

L'affaire concernant sa parcelle de vigne de Guy Parmelin a occupé le Conseil fédéral mercredi. Le ministre de la défense a réadmis sa faute et le collège en a pris acte. Mais le gouvernement ne s'est pas encore prononcé sur le fond ni les règles de récusation.

Il le fera lors d'une prochaine séance en adoptant les réponses aux questions posées par les commissions de gestion du Parlement, a indiqué le porte-parole André Simonazzi devant la presse. Impossible donc à ce stade de savoir si Guy Parmelin a enfreint les devoirs de récusation et "personne ne doute de sa bonne foi".

Le quotidien alémanique Blick a révélé vendredi que le conseiller fédéral s'était engagé au sein du gouvernement en faveur d'une exonération fiscale de la vente de bâtiments agricoles et sylvicoles. Il était alors encore co-propriétaire, avec son frère, d'une parcelle de vigne sur le domaine des Parmelin. Guy Parmelin l'a ensuite revendue à son frère avec effet rétroactif au 1er janvier 2016.

Tempête médiatique

Après avoir invoqué d'abord une histoire de calendrier et de hasard, le ministre de la défense a reconnu lundi une "faute politique". Il a dû s'expliquer devant les commissions suite à la tempête médiatique provoquée.

Mardi, c'était au tour du président de la Confédération Johann Schneider-Ammann d'être auditionné. Tout en dénonçant des fuites "dérangeantes" sur le co-rapport présenté à ses collègues par Guy Parmelin, le Bernois s'est refusé à donner un avis au nom du collège exécutif. "Je ne sais pas s'il y a eu conflit d'intérêt", a-t-il poursuivi sans vouloir se prononcer sur la gravité de la "faute".

Les médias ont également spéculé sur l'origine de la fuite du document confidentiel dans la presse. Le Conseil fédéral n'a pas abordé le sujet mercredi, mais c'est un délit poursuivi d'office, a rappelé M.Simonazzi. Il appartient au Ministère public de la Confédération d'entamer une procédure.

ATS