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Le service militaire devrait rester obligatoire. Le Conseil fédéral a rejeté vendredi l'initiative populaire du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) visant à supprimer ce modèle, sans lui opposer de contre-projet.

Pour le GSsA, l'obligation de servir est désuète. Elle ne permet pas de répondre aux défis actuels en matière de sécurité et est contraire à l'égalité des sexes.

L'objectif de son initiative est d'aboutir à une armée de milice volontaire. Le texte veut parallèlement créer un service civil volontaire qui serait ouvert à toute la population. Quant à la taxe militaire, elle devrait être abrogée.

Plus efficace et meilleur marché

Une armée de milice couplée à l'obligation de servir reste le modèle le plus efficace et le meilleur marché, a affirmé le ministre de la défense Ueli Maurer devant la presse. Le passage à un système volontaire mettrait en danger la sécurité du pays. Les effectifs de l'armée dépendraient en effet de la bonne volonté de la population.

Si la situation économique se péjore, les soldats afflueront mais si elle s'améliore, les gens préféreront un emploi civil, a prédit le conseiller fédéral. Le menace frappera aussi les effectifs de cadres militaires. Les prestations exigées demandées à l'armée, en temps de paix comme en temps de guerre, risquent donc de ne plus être garanties.

Pas une armée de "rambos"

Ueli Maurer a aussi brandi la menace de voir l'armée ne recruter que des "rambos" et des extrémistes. Fini le rôle de creuset social et régional. Le contrôle sera plus difficile à opérer car il n'y aura plus autant de voix critiques au sein des militaires.

A plusieurs reprises, le ministre de la défense s'est interrogé sur le profil qu'auraient les volontaires. Et de noter que le Royaume-Uni allait les chercher dans les prisons et l'Espagne en Amérique du Sud.

Bref, pour le conseiller fédéral, la confiance de la population envers les soldats serait mise à mal avec le modèle prôné par le GSsA, qu'il n'a pas manqué d'accuser de vouloir, à terme, supprimer l'armée. La sécurité de l'Etat ne peut être déléguée à des volontaires, c'est le devoir de tous les citoyens, a-t-il affirmé.

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ATS