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Simonetta Sommaruga et Doris Leuthard avaient le sourire après un dimanche de votations où le Conseil fédéral l'a emporté sur toute la ligne.

KEYSTONE/LUKAS LEHMANN

(sda-ats)

Les votations se sont soldées par une victoire sans appel pour le Conseil fédéral. Le peuple a largement approuvé la réforme de l'asile et la loi sur la procréation assistée. Les initiatives ont en revanche été sèchement rejetées.

Le diagnostic préimplantatoire, qui permet de déceler une maladie chez un embryon fécondé in vitro, sera autorisé en Suisse. Cette révision de la loi sur la procréation médicalement assistée a été acceptée par 62,4% des votants.

La Suisse romande l'a plébiscitée. Seuls trois cantons ont dit "non". Les citoyens avaient déjà donné leur aval de principe le 14 juin 2015, en acceptant par 61,9% de modifier la constitution.

Accélération dans l'asile

Les procédures d'asile peuvent être accélérées. La grande réforme de Simonetta Sommaruga a convaincu 66,8% de Suisses. Les plus enthousiastes ont été les Bâlois, devant les Vaudois et les Neuchâtelois. Les plus sceptiques sont les Tessinois.

Le peuple inflige ainsi un sévère revers à l'UDC qui avait lancé le référendum. Aucun canton ne l'a soutenu.

L'idée centrale de la réforme est de réunir tous les acteurs dans de grands centres fédéraux afin d'y mener la procédure plus rapidement. Pour garantir l'équité de la procédure, les requérants auront droit à un conseil et une représentation juridique gratuits.

Initiatives enterrées

Les proportions s'inversent pour les initiatives. Elles ont été rejetées par plus de deux tiers des votants.

Le financement du service public ne devra pas être entièrement revu est corrigé. L'initiative "en faveur du service public", lancée par les journaux "Bon à savoir", "K-Tipp", "Saldo" et "Spendere Meglio" a été rejetée par 67,6% des votants.

Aucun canton ne l'a acceptée. L'initiative avait fait l'unanimité contre elle au Parlement. Et elle n'a de loin pas réalisé le raz-de-marée que lui prédisaient certains sondages, les opposants ayant notamment redoublé d'efforts en fin de campagne.

Pas de revenu inconditonnel

L'idée d'un revenu de base inconditionnel pour tous n'a pas du tout séduit les Suisses. Ils ont été 76,9% à rejeter cette initiative populaire lancée par un comité de citoyens sans appartenance politique. Elle voulait offrir à toute la population la possibilité de mener une existence digne et de participer à la vie publique. Berne devrait verser à chacun, sans contrepartie, un revenu à définir.

Tous les cantons ont largement enterré le texte. Les plus opposés ont été les citoyens d'Appenzell Rhodes-Intérieures.

Vache à lait

Autre sujet à connaître un revers devant le peuple: l'initiative dite "vache à lait", lancée par le lobby routier et officiellement soutenue par l'UDC et les Jeunes PLR. Elle enregistre une sévère défaite avec 70,8% de refus.

Elle exigeait d'affecter aux infrastructures routières la totalité et non plus la moitié des impôts sur les huiles minérales. Le texte aurait privé le budget fédéral de 1,5 millliard de francs.

Harmonie

Ces votations confirment que le peuple et les autorités fédérales sont actuellement plus proches que jamais. Depuis l'automne 2014, le Conseil fédéral et le parlement ont été suivis par les votants sur l'intégralité des objets soumis à l'épreuve des urnes.

Le dernier échec essuyé par les locataires du Palais fédéral remonte au 18 mai 2014, lorsque les citoyens helvétiques ont rejeté l'achat d'avions de combat Gripen. Depuis septembre de la même année, plus de vingt objets ont été soumis à votation. A chaque fois, les Suisses ont suivi leur exécutif et leur législatif.

Une si longue chaîne de succès successifs n'avait plus été observée depuis le début du nouveau millénaire. Entre novembre 2000 et juin 2002, les autorités et le peuple avaient tiré à la même corde sur vingt sujets et sans fausse note.

ATS