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Le secret bancaire existe en Suisse et il est normal de le défendre, estime Jacques Baud, ancien agent (image symbolique).

KEYSTONE/DPA DC/SASCHA SCHUERMANN/DDP

(sda-ats)

L'affaire d'espionnage présumé du fisc allemand par un agent suisse visait à affirmer et à montrer la souveraineté de la Confédération. Selon Jacques Baur, ancien membre des Services de renseignements, le contre-espionnage à l'étranger "n'est pas une revanche".

"Il s'agit d'un moyen de protéger notre intégrité nationale, nos lois et notre économie dans son ensemble, pas des intérêts particuliers", répondait mercredi Jacques Baud lors d'une interview avec La Liberté. Il peut se faire par des voies légales, mais n'est pas sans limites.

"L'acquisition de données, même pas l'entremise d'informateurs ou d'agent, peut être légale. Mais le vol de données comprend à l'évidence un risque", explique M. Baud. En revanche, en incitant des personnes à enfreindre la loi en Suisse, l'Allemagne a agi de manière illégale.

Trois catégories

Selon M. Baud, les espions étrangers en Suisse sont plus nombreux qu'on ne l'imagine. Ils proviennent d'une multitude de pays et se divisent en trois catégories: les agents payés par leur gouvernement, les citoyens étrangers venus travailler en Suisse et qui envoient occasionnellement des renseignements chez eux.

Les Suisses peuvent également parfois transmettre des informations à des agents étrangers agissant pour le compte de leur pays d'origine, selon l'ancien agent. Mais un service de renseignement doit respecter les règles, rappelle-t-il. Il faut savoir s'adapter à l'environnement lorsque les autres Etats ne s'y tiennent pas.

D'après M.Baud, la Confédération pourra décider de reconduire certains agents allemands à la frontière, "sans qu'on le crie sur les toits".

Soupçons d'espionnage

Fin avril, un espion Suisse a été arrêté à Francfort (D) pour soupçons d'espionnage. Ce Suisse de 54 ans avait été mandaté par le Service de renseignement de la Confédération (SRC) en 2012. Le SRC voulait savoir qui avait donné l'ordre d'acheter des CD-Rom contenant des données bancaires.

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ATS