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Les performances des grandes banques américaines, comme Bank of America, sont dopées depuis novembre dernier par la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle (archives).

KEYSTONE/AP/MATT ROURKE

(sda-ats)

Bank of America (BofA) a annoncé mardi des résultats trimestriels meilleurs que prévu, grâce au courtage de produits financiers qui a bénéficié d'une forte activité sur les marchés sur fond d'espoirs d'une dérégulation massive promise par Donald Trump.

De janvier à mars, le résultat net a flambé de 44,4% à 4,35 milliards de dollars (4,31 milliards de francs), ce qui s'est traduit par un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du Nord, de 41 cents contre 35 cents attendus en moyenne par les analystes.

Tiré par la hausse des taux d'intérêts aux Etats-Unis, le chiffre d'affaires de 22,25 milliards de dollars (+7% sur un an) est également supérieur aux 21,61 milliards escomptés.

Les performances des grandes banques américaines sont dopées depuis novembre dernier par la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle. JPMorgan Chase et Citigroup ont annoncé la semaine dernière de gros bénéfices grâce à des résultats records dans les activités spéculatives.

Le nouveau locataire de la Maison Blanche a promis de démanteler la loi Dodd-Frank, mise en place en 2010 pour éviter une répétition de la crise financière. M. Trump souhaite notamment assouplir les dispositions limitant la spéculation et forçant les banques à renforcer leurs fonds propres.

Hausse des taux d'intérêt

Lors des trois premiers mois de l'année, les recettes générées par les activités de courtage de BofA ont augmenté de 27,4% à 4,8 milliards de dollars, dont un bond de 29% pour le courtage des matières premières, des devises, et de produits liés aux taux (FICC ou Fixed Income) et 7% pour les titres financiers.

La deuxième banque américaine en termes d'actifs a également profité des deux hausses de taux d'intérêt effectuées depuis décembre par la Réserve fédérale (Fed), répercutées immédiatement à ses clients. Les revenus générés par ses activités de prêts ont ainsi augmenté de 5% à 11,1 milliards de dollars, soit davantage que la fourchette de 10,8 à 10,9 milliards livrée auparavant.

Seul hic, les provisions liées aux impayés des ménages ont augmenté de 58% comparé à la même période il y a un an et de 10,3% comparé au quatrième trimestre 2016. Le PDG Brian Moynihan se veut toutefois optimiste et assure que "l'économie américaine montre que la confiance des ménages et des entreprises est au beau fixe".

ATS

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