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Le débat spécial sur la LAT n'a pas porté ses fruits au Grand Conseil valaisan (archives).

KEYSTONE/DOMINIC STEINMANN

(sda-ats)

Interventions balayées, députés et conseiller d'Etat agacés et lassés: le débat spécial du Grand Conseil valaisan sur la loi sur l'aménagement du territoire (LAT) voulu par l'UDC ressemblait à un fiasco mardi après-midi.

"Tout ça pour ça... 26'000 francs de jetons de présence pour un débat spécial qui ne nous aura pas fait avancer d'un iota, ou presque", a déploré en plénum Joachim Rausis. L'avis du démocrate-chrétien était partagé par bien d'autres députés du parlement valaisan, aussi bien de gauche que de droite.

Sur la dizaine de postulats et de motions traités mardi après-midi durant plus de trois heures, la plupart étaient portés par la seule UDC. Ils ont pratiquement tous été rejetés par une large majorité du plénum.

Les débats ont de plus été perturbés par une panne temporaire du système comptabilisant les votes. Cela a contraint les députés à se lever pour signifier leur décision et aux scrutateurs d'entrer en scène.

Pas de task force

Le plénum a ainsi refusé de nommer un expert pour plancher sur la loi d'application de la LAT. La démarche n'est pas "pertinente", le "travail a déjà été fait", ont argumenté les députés.

Ils ont rejeté un postulat demandant d'estimer les coûts du dézonage. Car, comme l'a expliqué le conseiller d'Etat Jean-Michel Cina, personne ne sait encore quels terrains seront dézonés et aucune donnée ne permet d'avancer des chiffres réalistes à ce stade.

Les députés ont balayé toutes les interventions qui ne seraient pas conformes au droit fédéral et qui mettraient en danger le concept de périmètre d'urbanisation (PU). Ils ont aussi refusé la mise sur pied d'une task force: "Le conseil d'Etat n'a pas besoin de coach", a ironisé Jean-Michel Cina.

Une résolution portée par des députés UDC, PDC et PLR a trouvé grâce aux yeux des députés, même si la plupart sont sceptiques sur son aboutissement. Elle propose de prendre langue avec les cantons intéressés et de tenter des négociations afin d'assouplir les effets de la LAT.

Exit Doris Leuthard

Les députés n'ont pas eu à se prononcer sur la venue de Doris Leuthard. La proposition de l'UDC d'inviter la conseillère fédérale devant le plénum, jugée "ridicule" par le débuté Xavier Mottet (PLR), a finalement été retirée sous la pression du président du Grand Conseil Edmond Perruchoud, lui-même UDC.

Le débat sur le plan directeur cantonal n'a guère eu plus de succès: débattre d'un objet dont la procédure de consultation vient à peine de s'achever et qui n'est pas encore validé par le Conseil d'Etat n'a pas grand intérêt, a résumé Joachim Rausis (PDC).

LAT et suicides

Jean-Michel Cina n'a guère goûté non plus à l'exercice de ce débat spécial. "Ce qui se passe n'est pas respectueux des institutions", a-t-il estimé, déplorant de devoir revenir sans cesse sur des questions déjà traitées antérieurement.

Le conseiller d'Etat a aussi dénoncé une dérive émotionnelle. Il a fait allusion à une publicité parue le jour même dans la presse et assimilant la LAT à l'augmentation des suicides en Valais. "On essaie de me mettre du sang sur les mains, ce n'est pas acceptable", a-t-il déploré.

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ATS