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Emmanuel Macron est apparu plus convaincant que Marine Le Pen lors du débat télévisé de la présidentielle française, selon un sondage.

KEYSTONE/EPA AFP POOL/ERIC FEFERBERG / POOL

(sda-ats)

Les deux finalistes à l'élection présidentielle française Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont opposés avec virulence mercredi soir lors d'un débat télévisé. Le candidat d'En Marche! a été jugé largement plus convaincant par les Français, selon un sondage.

A quatre jours du second tour, les deux candidats avaient abordé cette joute télévisée, qui a souvent viré à la cacophonie et au pugilat verbal, avec l'objectif de confronter "deux visions" de la France diamétralement opposées pour consolider leur socle électoral mais aussi convaincre des indécis encore nombreux face à un front républicain bancal.

Ces deux visions ont été singulièrement brouillées par le fatras d'arguments tronqués, d'attaques, d'insinuations, qui a prédominé dans un débat quasiment en "roue libre", difficilement maîtrisé par deux journalistes quasi muets.

Pilonnage de Le Pen

Adoptant un ton tantôt dédaigneux, tantôt agressif, tantôt goguenard, la candidate du Front national, donnée perdante dans les sondages, a opté d'emblée pour une stratégie de pilonnage. Elle a présenté le chef de file d'En Marche! comme le "candidat de la mondialisation sauvage" et le renvoyant à son passé de banquier, de ministre et de conseiller du président François Hollande.

"M. Macron est le candidat (...) de l'ubérisation, de la précarisation, du communautarisme, de la guerre de tous contre tous", a poursuivi Mme Le Pen, se posant en contrepoint comme "la candidate du peuple", "la candidate de la France telle que nous l'aimons, de sa culture, de sa civilisation, de son unité".

"Vous n'êtes pas la candidate de l'esprit de finesse" ni "de la volonté d'un débat démocratique équilibré et ouvert", a ironisé M. Macron, après l'avoir écouté mains jointes sous le menton, les yeux braqués dans les siens.

Il l'a dépeinte en retour comme la candidate de "l'esprit de défaite", porteuse d'un "projet mortifère", l'accusant de manier "bêtises" et "mensonges" et de nourrir "la peur": "La grande prêtresse de la peur, elle est en face de moi".

"De la poudre de perlimpinpin"

L'échange sur le terrorisme a été le symbole de l'âpreté des attaques entre les deux rivaux. "Contre le terrorisme, il faut d'abord retrouver nos frontières, tout de suite", a martelé Marine Le Pen, promettant "l'expulsion du territoire" de tous les étrangers soupçonnés de menacer la sécurité du territoire.

La sécurité et le terrorisme sont "totalement absents de votre projet", a-t-elle asséné à M. Macron, l'accusant de "complaisance pour le fondamentalisme islamique".

"Ce que vous proposez, comme d'habitude, c'est de la poudre de perlimpinpin", a jugé M. Macron. Il a souligné que les contrôles aux frontières avaient déjà été rétablis et a relevé que les élus du Front national n'avaient pas voté les législations antiterroristes française ni européenne.

Le ton s'est singulièrement tendu au terme du débat lorsque l'ex-présidente du FN a émis des doutes sur la déclaration de patrimoine de son adversaire: "J'espère que l'on n'apprendra pas que vous avez un compte offshore aux Bahamas".

Affaires judiciaires et euro

"Vous, vous avez des affaires, moi je n’en ai pas Mme Le Pen", a répliqué Emmanuel Macron, évoquant l'enquête sur les assistants parlementaires du FN au Parlement européen.

C'est au chapitre économique qu'Emmanuel Macron a marqué des points, particulièrement sur le rétablissement d'une monnaie nationale en parallèle de l'euro, projet du FN aux contours flous et amendé dans l'entre-deux-tours sur lequel la candidate a esquivé les explications.

"Votre bidouillage n’a aucun sens" et "manifeste une impréparation crasse", a-t-il dit. Marine Le Pen a maintenu son registre offensif, parfois au détriment de la clarté, entravant les tentatives d'explication et de réplique d'Emmanuel Macron.

"Jouer à l'élève et au professeur, ce n'est pas mon truc", a-t-elle ainsi dit à Emmanuel Macron. "De toute façon, la France sera dirigée par une femme, ce sera ou moi ou Mme Merkel", la chancelière allemande, a-t-elle ajouté.

"Vous faites une liste à la Prévert que vous ne financez pas", a insisté M. Macron à propos de la volonté du FN de s'affranchir de l'UE et de baisser les impôts. "Il n'y a pas de finance magique", a-t-il lancé en ajoutant "vous n'avez pas expliqué, comment vous baissez le chômage".

Selon un sondage Elabe réalisé auprès de 1314 personnes, 63% des téléspectateurs ont jugé l'ancien ministre de l'économie plus convaincant que son adversaire du FN, et 64% ont estimé que son projet était le meilleur.

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ATS