Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Donald Trump avait signé le premier décret anti-immigration le 25 janvier, mais le texte avait été suspendu le 3 février par un juge fédéral (archives).

KEYSTONE/EPA Getty Images North America POOL/CHIP SOMODEVILLA / POO

(sda-ats)

Les nouvelles restrictions d'entrée aux Etats-Unis, prévues par le décret anti-immigration du président américain Donald Trump, sont entrées en vigueur jeudi soir. Des associations de défense des droits des réfugiés ont immédiatement dénoncé les nouvelles directives.

Ces directives mettent en oeuvre la décision de la cour suprême, qui a autorisé lundi, après cinq mois de contentieux devant les tribunaux, l'interdiction temporaire de visa pour les ressortissants de six pays musulmans et tous les réfugiés pour autant qu'ils "ne possèdent aucune relation digne de foi avec des personnes ou des entités présentes aux Etats-Unis".

L'interdiction temporaire, entrée en vigueur à 20h00 (vendredi à 02h00 en Suisse) pour une durée de 90 jours, concerne les ressortissants d'Iran, de Libye, de Somalie, du Soudan, de Syrie et du Yémen pour 120 jours et les réfugiés. Le dispositif est censé prévenir l'arrivée de "terroristes étrangers", selon le gouvernement américain.

Les demandeurs de visa originaires de ces six pays devront démontrer qu'ils ont un parent proche (mari, épouse, enfant, gendre, belle-fille, frère ou soeur) établi aux Etats-Unis. En revanche, les grands-parents, les petits-enfants de même que les oncles, tantes, nièces, neveux, cousins, beaux-frères ou belles-soeurs et fiancés n'entrent pas dans cette catégorie.

Les Etats-Unis "claquent la porte"

C'est ce qu'ont dénoncé jeudi des associations de défense des droits de l'homme. "Ils devraient souhaiter sauver le plus grand nombre possible de réfugiés. Au lieu de quoi ils ont proposé une interprétation très étroite qui suspend les programmes de réfugiés à l'exception de ceux qui ont été liens familiaux très étroits", a déploré Chris George, directeur de l'Integrated Refugee and Immigrant Services, une agence de réinstallation des réfugiés de New Haven, dans le Connecticut.

Directrice juridique du National Immigration Law Center, Karen Tumlin estime pour sa part que ces nouvelles directives établies à l'usage des agents consulaires des Etats-Unis auront pour résultat de "claquer la porte à tant de gens qui attendent depuis des mois, voire des années, de pouvoir être réunis avec leurs familles".

L'Etat d'Hawaï a de son côté demandé à un juge fédéral d'Honolulu d'examiner si l'exclusion de certains liens de parenté était en contradiction avec l'arrêt de la cour suprême, notamment si des grands-parents ou un ou une fiancée devaient être écartés de la "famille proche".

Le tri s'effectuera au niveau des ambassades à l'étranger et le gouvernement s'attendait à un impact limité sur le sol américain. Mais, dans certains aéroports, on était dans l'expectative.

ATS