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Les protestations n'ont cessé depuis ce week-end dans plusieurs aéroports américains, ici à San Francisco

KEYSTONE/AP/MARCIO JOSE SANCHEZ

(sda-ats)

Plusieurs pays musulmans parmi les sept visés dans le décret anti-immigration signé par Donald Trump ont peu de chances d'être retirés dans un avenir proche de cette liste restrictive. L'annonce émane du patron du département de la sécurité intérieure des Etats-Unis.

John Kelly a toutefois précisé mardi que les ressortissants de ces sept pays (Iran, Irak, Syrie, Somalie, Yémen, Libye et Soudan) disposant de la double nationalité et étant de fait des citoyens américains échapperaient à l'interdiction de territoire.

"Il y a beaucoup de pays, nous en traitons sept en ce moment, qui à notre avis n'ont pas le respect de lois, la tenue de registres, ce genre de chose", a-t-il ajouté. C'est pourquoi les autorités américaines vont enquêter sur l'activité sur les réseaux sociaux et les contacts téléphoniques des demandeurs de visa, "afin que nous puissions voir avec qui ils communiquent", a-t-il ajouté.

Il a rejeté en conférence de presse l'accusation selon laquelle cette mesure vise les musulmans. "La grande majorité des 1,7 milliard de musulmans qui vivent sur terre ont accès aux Etats-Unis et un nombre relativement restreint de personnes sont maintenant bloquées pendant un certain temps pour que nous puissions jeter un oeil aux procédures qui les concernent", a-t-il encore déclaré.

Depuis l'entrée en vigueur du décret, 721 personnes qui voulaient entrer aux Etats-Unis se sont vues refuser l'accès, selon Kevin McAllenan, du service des douanes et de la protection des frontières.

Vendredi, Donald Trump a signé un décret par lequel sont interdits d'entrée sur le territoire américain pour une durée de 90 jours les citoyens de ces sept pays à majorité musulmane. Le décret interdit aussi l'entrée des réfugiés sur le territoire pendant 120 jours.

ATS

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