Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le délai pour tirer deux loups de la meute du Calanda, dans les Grisons, est échu depuis jeudi à minuit. Les gardes-chasse n'ont pas tiré un seul coup de feu. En raison d'un hiver plutôt chaud et du peu de neige, les loups ne se sont que peu approchés des habitations.

La meute a suivi ses proies, surtout les cerfs. Contrairement aux hivers rigoureux, les cerfs ne sont pas descendus cette année dans les vallées, mais ils sont restés en altitude, a indiqué à l'ats Georg Brosi, inspecteur de la chasse du canton des Grisons.

Les loups n'ont pas été observés très souvent cet hiver. Il n'y a eu pratiquement aucune rencontre entre des humains et des loups, a encore ajouté M. Brosi. La meute, qui compte huit bêtes, s'est comportée cet hiver d'une manière différente des années précédentes.

Le comportement de la meute déterminera si une nouvelle autorisation de tir est donnée, a encore indiqué l'inspecteur de la chasse.

Le Groupe loup suisse constate que les tirs n'ont pas pu être effectués comme prévu. Cela montre que la meute n'a pas un comportement problématique. Si les loups du Calanda étaient véritablement problématiques, les tirs auraient été effectués rapidement.

Loup tué par un braconnier

Un loup a tout de même été tué par un braconnier près de Sils im Domleschg (GR) après l'autorisation de tir délivrée par l'Office fédéral de l'environnement (OFEV). La bête était selon toute vraisemblance une membre de la meute du Calanda. Les gardes-chasse n'avaient donc plus qu'un seul loup à tuer avant le 31 mars.

L'OFEV a autorisé le tir de deux loups de la meute du Calanda en décembre dernier. La demande avait été déposée en novembre par les cantons de St-Gall et des Grisons qui ont constaté que les prédateurs se montraient de moins en moins farouches envers les humains.

L'OFEV a fixé des conditions. L'autorisation de tir n'était valable que jusqu'au 31 mars. Les deux loups ne devaient pas être abattus en même temps, mais successivement et en présence de la meute. Le tir devait se faire à proximité des agglomérations et pendant les heures d'activités humaines. Le comportement de la meute devait aussi être observé et documenté après le tir.

ATS