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Ram Nath Kovind (centre) a été largement élu à la présidence (65% des voix du collège électoral): ce poste est principalement honorifique.

KEYSTONE/AP/TSERING TOPGYAL

(sda-ats)

Le dalit Ram Nath Kovind, candidat du Premier ministre Narendra Modi, a été proclamé jeudi vainqueur de l'élection présidentielle en Inde. Il devient ainsi le deuxième président du pays issu de ce groupe défavorisé.

M. Kovind a été largement élu à ce poste principalement honorifique avec 65% des voix du collège électoral, a annoncé la commission électorale. Il est issu des rangs de la communauté socialement et économiquement marginalisée des dalits, considérée comme au bas de l'échelle des castes.

Ram Nath Kovind est le deuxième président dalit d'Inde, après K R Narayanan, qui avait occupé cette fonction entre 1997 et 2002. La victoire de cet ancien avocat de 71 ans était largement attendue en raison du poids du Bharatiya Janata Party (BJP, au pouvoir à New Delhi) et de ses alliés dans le collège électoral, composé des parlementaires des assemblées nationales et régionales d'Inde.

Dalits courtisés

Cette élection renforce la mainmise du dirigeant nationaliste hindou Narendra Modi sur le pouvoir. Elle pourrait également lui permettre de marquer des points au sein des 200 millions de dalits en vue des législatives de 2019, où il devrait concourir pour un second mandat.

"Félicitations à Shri Ram Nath Govind Ji d'avoir été élu président d'Inde ! Meilleurs voeux pour un mandat fécond et inspirant", a tweeté le Premier ministre à l'annonce des résultats.

Les hautes castes constituent traditionnellement l'assise électorale du BJP. Mais les nationalistes hindous courtisent les votes de la communauté dalit pour élargir leur base.

Représentant des couches modestes

Si la Constitution de l'Inde indépendante a officiellement aboli la discrimination de caste, elle reste dans les faits une réalité. Les dalits sont souvent cantonnés à des métiers ingrats, car jugés "impurs", comme le nettoyage d'excréments ou la prise en charge de cadavres d'animaux.

Dans sa première prise de parole après son élection, le président-élu s'est posé en représentant des couches les plus modestes de la société, en faisant de son histoire personnelle un outil de narration politique.

"Il pleut sur Delhi depuis ce matin, et cela me rappelle mon enfance dans la maison de mon village ancestral, où moi et mes frères et soeurs nous plaquions contre les murs pour éviter l'eau qui fuyait par le toit", a-t-il raconté.

ATS