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Le site de la raffinerie de Collombey est encore fortement pollué par endroits. L'entreprise, qui a cessé ses activités au début 2015, a jusqu'au 30 septembre pour présenter un plan d'assainissement. Le canton exige toujours des garanties pour le financement de l'assainissement (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Le sous-sol de la raffinerie de Collombey (VS) est encore fortement pollué par endroits. L'entreprise, qui a cessé ses activités au début 2015, a jusqu'au 30 septembre pour présenter un projet d'assainissement.

Sur les 70 hectares du site de la raffinerie, cinq zones, d'une étendue totale de 2 hectares, présentent un danger concret de pollution des eaux souterraines. Ces secteurs, qui représentent l'équivalent de près de trois terrains de football, devront être assainis, communique mercredi l'Etat du Valais.

L'objectif n'est pas d'éliminer la pollution, mais le danger, précise Yves Degoumois, chef de la section des sites pollués à l'Etat du Valais. Les investigations menées par Tamoil, propriétaire de la raffinerie, confirment qu'elle doit être considérée comme un site pollué nécessitant une surveillance et localement un assainissement.

Hors de l'enceinte du site, les eaux souterraines présentent des concentrations d'amonium et de nitrites qui dépassent les exigences de l'ordonnance sur les sites contaminés. Mais ces polluants et leur concentration ne sont pas trop problématiques.

Eviter une dégradation

Le canton veut surtout éviter une dégradation future en raison de la présence des cinq foyers de pollution à l'intérieur de l'enceinte du site. Tamoil va mener des investigations complémentaires pour élaborer un projet d'assainissement.

La question de la garantie de financement des mesures d'assainissement est toujours en suspens. Tamoil s'est opposé à l'obligation de présenter des garanties financières faites par le service cantonale de l'environnement. Le Tribunal cantonal a débouté le pétrolier qui peut encore recourir au Tribunal fédéral.

L'entreprise avait annoncé à mi-janvier 2015 vouloir mettre fin aux activités de raffinage à Collombey. La raffinerie a été mise à l'arrêt deux mois plus tard. Un plan social a été signé à fin mars 2015 pour les 257 employés du site bas-valaisan.

ATS