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Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, à droite, et le conseiller national Andreas Aebi (UDC/BE) ont échangé leurs points de vue lors de leur voyage d'une semaine au Mercosur.

KEYSTONE/PETER KLAUNZER

(sda-ats)

Le dossier de la réforme agricole a suivi Johann Schneider-Ammann en Amérique du Sud la semaine dernière. Le ministre de l'économie, pressé de conclure un accord de libre-échange avec le Mercosur, reste convaincu que les paysans ont tout à y gagner.

En mission économique du 29 avril au 5 mai dans les pays du Mercosur, à savoir le Brésil, l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay, le conseiller fédéral était accompagné pour la première fois de représentants du monde agricole. L'objectif de ce voyage n'était pas de négocier l'accord de libre-échange, mais de se confronter à des faits, a expliqué M. Schneider-Ammann aux médias mardi à Berne.

Les discussions ont toutefois montré que tous les pays du Mercosur sont déterminés à renforcer leur intégration dans le commerce mondial. Le potentiel de ce marché pour l'économie helvétique est indéniable, a-t-il rappelé. Le Mercosur représente 260 millions de consommateurs vers lesquels lorgnent les industriels helvétiques.

De l'autre côté, la Suisse offre un marché beaucoup plus restreint de 8 millions de personnes. C'est là la crainte des paysans suisses. Le Mercosur compte deux grands Etats agricoles, le Brésil et l'Argentine. Si l'accord permettra à l'industrie des machines et aux services d'exporter plus facilement, les pays d'Amérique du Sud pourront en échange augmenter leurs ventes de viande en Suisse.

Lignes rouges

Un accord avec le Mercosur sera tolérable à condition de fixer des lignes rouges, a expliqué le conseiller national Andreas Aebi (UDC/BE). L'agriculteur, président de la Communauté de travail des éleveurs bovins suisses, faisait partie des 50 membres de la délégation helvétique entourant le conseiller fédéral.

Les paysans d'Amérique latine, dont les exploitations sont des centaines de fois plus grandes que celles de Suisse, montrent une certaine sensibilité à l'agriculture helvétique. Ils sont ouverts à des négociations. "Nous attendrons de voir le résultat avant de donner notre accord ou non", a noté M. Aebi.

Le Mercosur peut fournir la Suisse en viande du jour au lendemain, mais il ne le fera pas, a rassuré le ministre jurassien de l'économie Jacques Gerber, membre lui aussi de la mission. L'accord fixera un contingent qui évitera une déferlante de viande sur le marché, a-t-il ajouté. Mais les négociateurs devront batailler ferme.

Normes strictes

Le voyage a aussi montré que les pays du Mercosur disposent de produits agricoles qui répondent aux exigences et normes suisses, notamment en ce qui concerne l’interdiction des hormones de croissance dans la production de viande, a tenu à préciser Johann Schneider-Ammann. Leurs conditions sont très strictes, c'est ce qu'ont révélé les différentes visites d'exploitations lors du voyage.

Les rapports entre les paysans et Johann Schneider-Ammann sont plombés depuis la présentation en novembre de la réforme agricole de la Suisse dès 2022. Celle-ci préconise une réduction de la protection douanière et d'intensifier des accords de libre-échange, notamment avec le Mercosur. Le dossier sera l'un des points forts de la session d'été.

L’Union européenne est actuellement en train de conclure un accord de libre-échange avec le Mercosur, qui pourrait désavantager les entreprises suisses par rapport à leurs compétiteurs de l’UE. Pour cette raison, la Suisse s’efforce actuellement, dans des négociations menées dans le cadre de l’Association européenne de libre-échange (AELE), de conclure un accord d’accès préférentiel au marché du Mercosur.

Les partenaires ont achevé trois rounds de négociations. Un quatrième aura lieu en juillet.

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ATS