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A Djeddah, en Arabie saoudite, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian s'est entretenu avec son homologue saoudien Adel al Djoubeïr.

KEYSTONE/EPA SAUDI PRESS AGENCY/SAUDI PRESS AGENCY HANDOUT

(sda-ats)

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a appelé samedi depuis Doha, au Qatar, à une "désescalade rapide" dans le Golfe. Selon lui, cette crise "ne profite à personne". Après le Qatar, il s'est rendu en Arabie saoudite.

Le ministre effectue une tournée de deux jours dans la région pour favoriser une solution après les tensions liées à la décision de l'Arabie saoudite et de ses alliés de rompre leurs relations commerciales et diplomatiques avec le Qatar.

Après le Qatar, Jean-Yves Le Drian s'est rendu à Djeddah, en Arabie saoudite, où il s'est entretenu avec son homologue saoudien Adel al Djoubeïr. Il se rendra dimanche aux Emirats arabes unis, alliés de l'Arabie saoudite dans cette crise, et au Koweït, qui joue les médiateurs.

Familles et étudiants

A Doha, "chacun des interlocuteurs m'a assuré de la pleine disposition du Qatar à engager des discussions constructives avec ses voisins, pour peu que sa souveraineté ne soit pas mise en question. C'est particulièrement le message que m'a donné son altesse l'émir du Qatar", a rapporté Jean-Yves Le Drian, qui a rencontré l'émir Tamin ben Hamad al Thani.

La France, a ajouté Jean-Yves Le Drian, plaide pour que "soient levées le plus rapidement possible les mesures qui touchent les populations", notamment les familles binationales et les étudiants.

M. Le Drian a enfin plaidé pour une coopération "renforcée" entre Paris et Doha "dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et en particulier des financements du terrorisme pour lesquels une relation encore plus forte qu'auparavant va se mettre en place entre les deux pays."

"Subtils progrès"

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l'Egypte et Bahreïn ont imposé le 5 juin dernier des sanctions diplomatiques, politiques et commerciales au Qatar en l'accusant de soutenir le terrorisme international et de se rapprocher de l'Iran.

La France, qui entretient des relations de proximité avec l'Egypte et les Emirats arabes unis tout en fournissant des armes au Qatar et en se présentant comme un allié des Saoudiens, est restée jusqu'ici relativement discrète dans cette crise.

Après l'Allemagne, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, Jean-Yves Le Drian est le dernier représentant des grandes puissances occidentales à se rendre dans la région pour tenter une médiation.

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, qui s'est rendu sur place cette semaine, a émis le souhait de voir les protagonistes de cette crise se réunir autour d'une même table, notant de "subtils progrès" vers une résolution du conflit.

Mondial 2022 dans le viseur

A Djeddah, le ministre saoudien des Affaires étrangères a souhaité résoudre cette crise "au sein de la maison du Golfe", en référence au Conseil de coopération du Golfe, auquel appartient le Qatar.

L'Arabie saoudite et ses alliés ont écrit au président de la Fifa, Gianni Infantino, pour que la Coupe du monde de football 2022 soit retirée au Qatar, selon le site d'informations suisse anglophone The Local.

"Les pays ont averti la Fifa des risques menaçant la sécurité des supporters et des joueurs dans un pays qui est la 'base et la forteresse du terrorisme'," a déclaré Gianni Infantino au site. Ils menacent de boycotter l'événement si leur requête n'est pas entendue, a ajouté le patron de la Fifa.

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ATS