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Reclus dans le sud de la France, le fondateur de la société de prothèses mammaires PIP a commencé, via son avocat, à s'expliquer face au scandale de santé publique qui s'étend dans le monde, de l'Europe à l'Amérique latine. Il ne nie pas avoir utilisé un gel de silicone non agréé.

Visé en France par deux enquêtes judiciaires, pour "tromperie aggravée" et "homicides involontaires", Jean-Claude Mas, 72 ans, "ne souhaite pas s'exprimer" publiquement "par respect pour la souffrance" des femmes qui portent ces implants en silicone potentiellement défectueux, a assuré son avocat Me Yves Haddad.

Présenté par ses ex-employés comme une espèce de "professeur Nimbus", l'homme que des photographies anciennes montrent barbu et à moitié chauve se remet à son domicile d'une opération, selon son avocat.

Moins cher

Il ne nie pas avoir utilisé un gel de silicone non agréé par les autorités sanitaires pour fabriquer ses implants commercialisés en France, aux Pays-Bas, en Italie, au Venezuela, au Brésil ou encore en Argentine. "Pourquoi a-t-il fait cela? Parce que c'était moins cher. C'est peut-être honteux mais c'est comme ça. Nous vivons dans un monde capitaliste", a expliqué sans détour Me Haddad.

M. Mas affirme cependant que le produit ne présentait aucun danger pour la santé des centaines de milliers de femmes qui se sont fait poser ces prothèses jusqu'en mars 2010, lorsque l'agence française de sécurité sanitaire a ordonné leur retrait du marché.

Ruptures de la prothèse

Le gel industriel frelaté qui remplaçait frauduleusement le gel médical initialement déclaré est soupçonné d'être à l'origine d'un taux anormal de ruptures de la prothèse.

L'affaire, révélée à l'automne 2010, a rebondi après l'annonce de cancers chez plusieurs femmes porteuses de prothèses PIP, dont deux seraient décédées. Le lien entre les cancers et le port de ces implants n'est cependant pour l'instant pas directement établi.

ATS