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L'artiste Meriç Algün Ringborg s'interroge sur l'identité, la langue, la migration, les réalités bureaucratiques. Au FAR°, elle propose notamment cette phrase sortie de son contexte et reproduite en grand format. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

La 32e édition du FAR° à Nyon (VD) a pour fil rouge les migrants. Jusqu'au 20 août, le festival des arts vivants veut offrir de nouveaux angles sur cette thématique.

"Nous voulons offrir un regard différent de celui des médias habituels, un regard plus ample", résume Véronique Ferrero Delacoste, directrice du festival, au lendemain de l'inauguration. "Se souvenir que les déplacements de personnes ont toujours existé et que des Suisses ont aussi migré".

Si la directrice ne nie pas la situation de crise et les problèmes liés aux migrations, elle veut aussi mettre en lumière le positif. "Les brassages créent la richesse. Par exemple dans la cuisine, la musique, le design, la culture et bien d'autres domaines".

Ateliers artistiques

Depuis le mois de février, une trentaine d'artistes invités par les organisateurs ont ainsi créé avec des migrants dans le cadre d'ateliers hebdomadaires. Et dans certains cas des pièces présentées dans le cadre du festival en sont nées.

A l'image de "L'Usage du monde - le dehors". Une création du chorégraphe Laurent Pichaud avec Najib Mohammadi et Sharif Saidi, deux jeunes Afghans arrivés en Suisse en novembre dernier.

Le Français a réalisé que l'itinéraire parcouru par les deux hommes pour arriver en Suisse correspond à celui que Nicolas Bouvier a emprunté il y a plus de soixante ans, en sens inverse. Il en avait tiré un livre: "L'Usage du monde".

Ses rencontres avec les deux jeunes migrants, le chorégraphe les a filmées. C'est cette matière vidéo que le public découvre pendant le spectacle où intervient également le trio.

Un appart' pour quinze

Le collectif Rimini Protokoll propose lui: "Europe: visite à domicile". Chaque jour, une représentation incluant quinze personnes se tient dans un appartement de la région pour "une sorte de jeu de société avec une série de questions", explique Véronique Ferrero Delacoste. Comment définir l'Europe? A quel point fait-elle partie de nous?

Autre performance dans un lieu inhabituel, "Espace (UN)connu". Un travail d'enquête et de recherche d'artistes berlinois que les spectateurs peuvent découvrir au Palais des Nations à Genève, sur inscription préalable. Qui sont les personnes qui travaillent sur les sites de l'ONU à Nairobi ou Genève? "Ce sont aussi des migrants mais avec un autre statut", glisse Véronique Ferrero Delacoste.

Dans les rues de Nyon, les curieux peuvent encore s'arrêter devant les affiches de Meriç Algün Ringborg, émigrée turque en Suède. L'artiste y pose des questions en grand format sur l'identité, sur les formulaires d'obtention de visa et la bureaucratie, sur la langue.

Plus de 20 projets

Dans le cadre de cette édition, budgétisée à 950'000 francs, 22 projets sont présentés en différents lieux. L'équipe, composée de quatre membres à l'année, passe à trente durant la manifestation qui "peut compter sur des spectateurs fidèles mais également sur un public qui se régénère", explique la directrice.

De son avis, c'est la singularité, la spécificité de la manifestation qui explique sa pérennité. Surtout sur un arc lémanique où l'offre culturelle est riche.

Côté fréquentation, l'an dernier elle était de 92%. "Cela se passe plutôt bien, se réjouit Véronique Ferrero Delacoste. "Mais il faut reconnaître que les salles sont petites, contenant 60-70 places, parfois 100".

www.festival-far.ch

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ATS