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Le chef de la délégation du Fatah, Azzam al-Ahmad, et le numéro deux officiel du Hamas, Salah al-Arouri, ont paraphé l'accord.

KEYSTONE/EPA/MOHAMED HOSSAM

(sda-ats)

Le mouvement islamiste Hamas et son rival palestinien du Fatah ont signé jeudi au Caire un accord de réconciliation destiné à mettre fin à une décennie de déchirements dévastateurs. Les deux parties se laissent deux mois pour résoudre les problèmes les plus épineux.

Hamas et Fatah ont fixé au 1er décembre l'échéance d'un transfert de pouvoirs dans la bande de Gaza, actuellement gouvernée sans partage par le Hamas, ont indiqué dans un communiqué les Renseignements égyptien.

L'Autorité palestinienne, entité internationalement reconnue supposée préfigurer un Etat palestinien indépendant, devra à cette date assumer "toutes les responsabilités" dans la bande de Gaza, selon le communiqué.

Les deux camps se donnent le même délai pour régler tous leurs différends, ajoute le texte. Dans ce qui serait une manifestation spectaculaire de ce rapprochement, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas devrait se rendre prochainement à Gaza, une première depuis 2007.

Policiers de l'Autorité à Gaza

Autre avancée de la réconciliation, 3000 policiers de l'Autorité palestinienne vont être déployés dans la bande de Gaza et aux frontières avec Israël et l'Egypte.

Par ailleurs M. Abbas devrait lever "très bientôt" les mesures financières prises en 2017 pour forcer le Hamas à la conciliation, a dit Zakaria al-Agha, chef du parti Fatah dans la bande de Gaza.

Le Hamas, vainqueur des législatives en 2006 mais privé de sa victoire sous les pressions internationales, avait évincé de la bande de Gaza l'Autorité palestinienne ainsi que ses forces de sécurité, au prix d'une quasi-guerre civile avec le Fatah en 2007.

"Parrainage égyptien"

L'Autorité, dominée par le Fatah, n'exerce plus son pouvoir, limité, que sur la Cisjordanie, occupée par Israël. Toutes les tentatives de réconciliation ont échoué depuis 2007.

Isolé, confronté au risque d'explosion sociale, le Hamas, par ailleurs soumis aux pressions du grand voisin égyptien, a fini par accepter en septembre le retour à Gaza de l'Autorité et de son gouvernement.

Le Hamas et le Fatah ont engagé mardi au Caire des tractations entourées du plus grand secret. Des questions aussi compliquées que le contrôle de la sécurité dans la bande de Gaza et le sort des 25'000 hommes du bras armé du Hamas étaient censées être remises à plus tard.

Enjeux considérables

L'enjeu de la réconciliation, considérable, est double. Le plus immédiat est le sort des deux millions de Gazaouis, éprouvés par trois guerres avec Israël depuis 2008, les blocus israélien et égyptien, la pauvreté, le chômage et les pénuries d'eau et d'électricité.

Evoquant l'éventualité que le Hamas reste en charge de la sécurité à Gaza, M. Abbas a aussi prévenu qu'il n'accepterait pas "qu'on clone l'expérience du Hezbollah au Liban". Le Hamas a signifié de son côté que la question de ses armes n'était pas négociable.

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a prévenu que son pays n'accepterait de traiter avec un gouvernement parlant au nom de toutes les factions palestiniennes que si le Hamas démantèle son bras armé, rompt avec l'Iran et reconnaît Israël. Des conditions a priori impossibles à satisfaire pour le Hamas.

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ATS