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Le financement du mur de Trump contesté devant un tribunal

Les travaux de construction du mur à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique pourraient commencer dès le 25 mai (archives). KEYSTONE/AP/CHARLIE RIEDEL sda-ats
Ce contenu a été publié le 18 mai 2019 - 03:14
(Keystone-ATS)

Le financement du mur, que le président américain Donald Trump veut coûte que coûte ériger à la frontière mexicaine, a commencé vendredi à être examiné par un tribunal fédéral de Californie. L'audience a été essentiellement consacrée à des points de procédure.

Le juge l'a ajournée, sans donner la date à laquelle il comptait rendre une décision.

Ce recours en justice, premier d'une longue série, a été engagé par une vingtaine d'Etats menés par les bastions démocrates de Californie et New York, la puissante organisation de défense des droits civiques ACLU ainsi que des organisations de protection de l'environnement, comme le Sierra Club ou un groupement de communautés frontalières.

Les plaintes déposées à Oakland estiment que la "déclaration d'urgence nationale" proclamée le 15 février par Donald Trump pour débloquer des fonds fédéraux, destinés notamment à des dépenses militaires, malgré l'opposition du congrès, contrevient à plusieurs dispositions constitutionnelles.

Urgence nationale contestée

Le bras de fer au sujet des fonds destinés à la construction du mur avait à l'époque provoqué la fermeture partielle de l'administration fédérale pendant 35 jours, une durée record.

Pour construire ce mur censé endiguer l'immigration clandestine venue d'Amérique latine - l'une de ses principales promesses de campagne de M. Trump - le président américain entend notamment utiliser 3,6 milliards de dollars de fonds fédéraux destinés à la construction d'installations militaires.

Il veut aussi mobiliser 2,5 milliards de dollars devant bénéficier à la lutte contre le trafic de drogue. Au total, le congrès ne lui a accordé que 1,4 milliard pour financer une portion de barrière au Texas.

Les plaignants remettent notamment en cause le caractère d'urgence motivant la décision de Donald Trump. Ils s'appuient sur les propres déclarations du président Trump lors de la conférence de presse consécutive à sa décision: "Je pourrais faire le mur en plus longtemps (...). Je n'avais pas besoin de faire cela, mais je préfère que cela aille vite".

Le recours avance également que le ministère de la Sécurité intérieure a enfreint la loi sur la protection de l'environnement en n'évaluant pas l'impact environnemental du mur en Californie et au Nouveau-Mexique.

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