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L'IMFC, l'instance politique du FMI, juge que le mot protectionnisme est "ambigu". En octobre dernier, il affirmait encore explicitement que le "protectionnisme" faisait peser une menace sur la croissance mondiale (archives).

KEYSTONE/EPA IMF/STEPHEN JAFFE / HANDOUT

(sda-ats)

Après le G20-Finances en mars, le Fonds monétaire international (FMI) a retiré samedi le mot "protectionnisme" du communiqué final de son assemblée de printemps. Il marque ainsi un changement de position depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump aux Etats-Unis.

"Le mot protectionnisme est ambigu", a affirmé en conférence de presse Augustin Carstens, le président du Comité monétaire et financier international (IMFC), l'instance politique du FMI. Le communiqué se contente désormais de mettre en garde contre des mesures "de repli" économique.

En octobre, l'IMFC affirmait pourtant encore explicitement que le "protectionnisme" faisait peser une menace sur la croissance mondiale.

A la mi-mars à Baden Baden (Allemagne), l'administration Trump, qui menace d'élever des barrières douanières et dénonce le libre-échange, avait obtenu le retrait de toute mention du protectionnisme dans le communiqué final du G20-Finances, après de dures négociations.

Consensus sur les bienfaits du commerce

Interrogé sur le fait de savoir si le FMI avait lui aussi subi des pressions américaines, M. Carstens n'a pas clairement répondu. "Il n'y a pas un pays au monde qui n'ait pas de restriction au commerce", a-t-il simplement répondu, soulignant que les membres du Fonds s'étaient efforcés de trouver une manière "plus positive et constructive" de parler du commerce mondial dans leur communiqué.

Le dirigeant a préféré insister sur le consensus qui existerait au sein des 189 Etats-membres du FMI sur les bienfaits du commerce. "Tout le monde est d'accord pour dire que nous avons besoin d'un commerce libre et équitable", a assuré M. Carstens, par ailleurs gouverneur de la banque centrale mexicaine.

"Nous devons travailler à renforcer la contribution du commerce pour nos économies", a-t-il ajouté, reprenant mot pour mot le communiqué final de l'IMFC.

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ATS