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Le fondateur du site Megaupload.com, arrêté en Nouvelle-Zélande à la demande du FBI américain qui l'accuse de piratage massif, a nié lundi toute activité illégale et demandé sa libération sous caution. Deux autres arrestations ont été opérées en Europe dans le cadre de cette affaire.

Le parquet néo-zélandais s'est dit opposé à la libération de Kim Schmitz, alias Kim Dotcom, un Allemand de 37 ans, interpellé vendredi avec trois autres responsables de Megaupload.

Son avocat, Paul Davison, assure qu'il "n'y aura aucune concession de la part de monsieur Dotcom" dans cette affaire, assurant que son client n'entendait pas fuir mais rester aux côtés de sa femme enceinte et ne pouvait de toute façon pas reprendre ses activités, tous les serveurs informatiques de sa société ayant été fermés.

Autres arrestations

La procureure, Anne Toohey, a au contraire estimé que le risque de fuite de l'accusé était "extrême", soulignant que la police avait retrouvé à son domicile des passeports établis sous trois noms différents et plus d'une trentaine de cartes de crédit à divers noms.

Deux autres personnes ont été arrêtées en Europe dans le cadre de l'enquête. Il s'agit d'un Allemand de 39 ans et d'un Estonien de 32 ans, a par ailleurs annoncé la procureure. Un Slovaque est toujours recherché par les autorités américaines.

Téléchargements controversés

Megaupload, plateforme emblématique mais controversée du téléchargement direct sur l'internet, a été fermé jeudi par la justice américaine. Le site installé à Hong Kong est accusé d'être à l'origine de l'une des plus des plus "grandes affaires de violation de droits d'auteur jamais traitées aux Etats-Unis".

La justice américaine a saisi 50 millions de dollars d'actifs et lancé des poursuites contre sept responsables du site, dont les quatre personnes arrêtées en Nouvelle-Zélande, et les deux autres en Europe. Elles sont accusées d'avoir tiré de leurs forfaits quelque 175 millions de dollars de profit.

La fermeture du site avait aussitôt été suivie de représailles du collectif de pirates Anonymous, qui a mis hors service pendant plusieurs heures les sites du FBI et du ministère de la Justice américain.

ATS