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Conséquence des déclarations du président de la Banque nationale suisse (BNS), Philipp Hildebrand, et du recul de l'inflation, le franc se dépréciait lundi sur les marchés des changes. Les experts jugent probable le relèvement du cours plancher de 1,20 franc pour un euro fixé par la BNS.

Lundi après midi, l'euro se négociait ainsi à près de 1,24 franc, contre 1,22 franc à la veille du week-end. Le billet vert, passait lui de 88,6 à 89,7 centimes.

M. Hildebrand a estimé dans la presse dominicale que la monnaie helvétique reste surévaluée. "Au cours actuel, le franc est toujours à un niveau très élevé face à l'euro". La BNS prendra des mesures si les perspectives économiques et l'évolution déflationniste l'exigent, a-t-il déclaré dans la "NZZ am Sonntag".

Appels

Pour nombre d'économistes, la probabilité que la BNS relève le cours plancher de 1,20 franc pour un euro a augmenté. A leurs yeux, un tel mouvement pourrait trouver sa motivation dans les appels répétés des organisations économiques et syndicales en faveur d'une telle décision.

L'Union patronale suisse a de son côté réclamé lundi une "marge de manoeuvre suffisante" pour permettre aux entreprises de réagir à la force du franc. Elles doivent notamment pouvoir allonger la durée de travail du personnel et baisser les salaires. "Exceptionnellement", le salaire des frontaliers doit pouvoir être versé en euros.

Franc toujours trop fort

"Des temps difficiles s'annoncent pour les entreprises", a affirmé l'Union patronale suisse (UPS) lors d'une conférence de presse à Berne. Même après les interventions de la Banque nationale suisse (BNS), le franc reste "nettement surévalué".

Selon Valentin Vogt, président de l'UPS, les industries d'exportation et du tourisme ne retrouveront leur capacité concurrentielle qu'avec un taux de 1,30 à 1,40 franc pour un euro. Si le franc devait conserver sa force actuelle, il s'ensuivrait "des dommages structurels pour toute l'économie avec la suppression d'emplois et des délocalisations" à l'étranger.

ATS