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L'euro a confirmé vendredi son mouvement d'appréciation en s'approchant du cap de 1,14 franc (archives).

KEYSTONE/AP/MARTIN MEISSNER

(sda-ats)

Le franc s'est encore affaibli vendredi face à l'euro, confirmant un mouvement entamé mercredi. Le phénomène réjouit l'industrie suisse d'exportation, à qui il donne une bouffée d'oxygène. Pour les touristes en revanche, les vacances dans la zone euro renchérissent.

Après avoir chuté jeudi à son plus bas niveau depuis l'abandon du taux plancher par la Banque nationale suisse (BNS) en janvier 2015, le franc a encore cédé du terrain vendredi. Grappillant un demi-centime, la monnaie unique européenne a franchi le seuil de 1,13 franc.

Vers 13h30, l'euro s'approchait même de 1,14 franc pour s'échanger contre 1,1394 franc, soit son plus haut du jour. Ce niveau constitue du jamais vu depuis 31 mois, ni plus ni moins.

Heureux ou mécontents

L'appréciation de l'euro ne peut que réjouir l'industrie d'exportation helvétique, qui souffre de l'impact négatif du franc depuis deux ans et demi, au minimum. Le phénomène est en revanche moins favorable aux vacanciers suisses partant dans la zone euro, une monnaie unique plus forte va renchérir leur séjour.

Selon l'analyste Antje Praefcke de Commerzbank, aucune raison valable n'explique ce bond de l'euro. Il estime cependant qu'il est possible que la BNS soit intervenue sur le marché des changes.

A mi-janvier 2015, l'institut d'émission avait aboli le cours plancher de 1,20 franc pour un euro de façon inattendue. Le franc s'était alors apprécié massivement, grimpant brièvement à la parité. Depuis, la BNS intervient régulièrement sur le marché des changes pour contrer la hausse de la devise suisse.

Autres facteurs

L'euro est cependant également soutenu par la conjoncture en France. Au deuxième trimestre, Paris est parvenu à maintenir son rythme de croissance du début d'année. Il a vu son produit intérieur brut (PIB) augmenter de 0,5%.

La politique américaine a également tiré vers le haut la monnaie européenne. La réforme de la loi sur l'assurance-maladie, l'Obamacare, a en effet échoué devant le Sénat.

Le marché des changes compte, d'ailleurs, de moins en moins sur la réalisation des promesses électorales de Donald Trump, comme sa réforme fiscale. Cela pèse sur le dollar et conduit, à l'inverse, à l'appréciation de l'euro.

Le billet vert s'est toutefois apprécié face au franc. Il tournait vendredi vers 13h30 autour de 0,9723 franc.

ATS