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Marine Le Pen et son compagnon Louis Alliot en conciliabule ce week-end à Nanterre (archives)

KEYSTONE/AP Pool Reuters/PHILIPPE WOJAZER

(sda-ats)

Le Front national (FN) tient vendredi et samedi à huis clos un séminaire de "refondation" près de Paris. La défaite de Marine Le Pen à la récente présidentielle a déclenché de vifs débats en interne.

"Nous allons faire le bilan des élections. Qu'est-ce qui a fonctionné, qui n'a pas fonctionné", a expliqué jeudi Mme Le Pen sur France 2, en soulignant que le parti allait aussi organiser une "grande consultation" auprès de ses militants,"probablement en septembre".

"Nous devons organiser le mouvement pour pouvoir accueillir au-delà du FN ceux qui veulent mener le combat pour la France", a estimé sa dirigeante, qui n'exclut pas de changer le nom du parti co-fondé en 1972 par son père Jean-Marie Le Pen.

Ce séminaire, organisé vendredi après-midi et samedi matin au siège du FN à Nanterre, en banlieue parisienne, abordera la question des signaux à envoyer à l'électorat de droite et la sortie de l'euro, proposition-clé du FN rejetée par une majorité de Français.

"Je pense qu'on peut sur cette question infléchir notre position", a estimé vendredi le secrétaire général du FN Nicolas Bay sur Franceinfo. "Je crois qu'il faut entendre ce qu'ont dit les Français. C'est une idée sur laquelle nous n'avons pas convaincu. Donc on ne peut pas ne pas en tenir compte", a-t-il ajouté.

Le vice-président du FN, Florian Philippot, fervent partisan d'une sortie de l'euro, souhaite à l'inverse que ne soit pas remise en cause la ligne politique du parti, critiquée par certains en interne.

Cette ligne, qui est "celle de Marine Le Pen, consiste à être capable de parler à tous les Français, sur tous les sujets, en sortant du discours naturel du FN sur l'immigration et l'insécurité", a affirmé jeudi l'eurodéputé, dont les positions sont de plus en plus ouvertement contestées au sein du parti.

ATS