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Le gouvernement accélère l'évacuation forcée de dizaines de camps

Port-au-Prince - Le gouvernement haïtien a décidé d'accélérer l'évacuation forcée de dizaines de camps où des milliers de sans abri s'étaient réfugiés après le séisme. L'ONU a exprimé sa "surprise", la saison des pluies ayant débuté.
Après l'évacuation ce week-end des quelque 7.300 personnes qui s'étaient installées dans le stade de Port-de-Prince, les autorités ont notamment intimé l'ordre aux 10.000 Haïtiens installés dans une école de la capitale de quitter les lieux rapidement.
"Ils sont en train d'évacuer des dizaines de camps", a confié à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, une source haut placée aux Nations unies.
"Il y a des camps installés dans des écoles, des marchés, sur des terrains privés, que les propriétaires vont vouloir récupérer dans les prochaines semaines", a déclaré pour sa part la porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU, France Hurtubise.Face cachée
Ces opérations interviennent trois mois jour pour jour après le séisme qui a fait au moins 220.000 morts et jeté à la rue près de 1,3 million de personnes.
Une source gouvernementale, qui ne souhaite pas être identifiée, a expliqué à l'AFP que des milliers de personnes refusaient de quitter les quelque 900 camps de la capitale, bien que leurs maisons soient habitables, car elles souhaitent continuer de profiter de tous les services - eau, santé, nourriture - offerts sur les sites, mais aussi pour ne pas avoir à payer de loyer.
"Ce que vous voyez là, c'est la face cachée des bidonvilles qui est révélée au grand jour", a estimé cette source.
Mais avec la saison des pluies qui a débuté, et qui est déjà en temps normal difficile dans le pays le plus pauvre de l'hémisphère nord, plusieurs ONG et les Nations unies se sont inquiétées du sort de ces indigents une nouvelle fois jetés à la rue.Personne ne s'y attendait
"Personne ne s'attendait à ce que les gens aient à quitter certains sites avant la saison des pluies", a dit Mme Hurtubise, tout en relevant que "dans une certaine mesure les propriétaires sont dans leurs droits". "On ne peut pas se permettre de laisser ces gens seuls", a-t-elle souligné.
Lors d'une conférence de presse donnée lundi, le président haïtien René Préval a affirmé vouloir faire du relogement des déplacés sa principale priorité.
"Reloger plus de 1,3 million de personnes qui dorment dans les rues prendra du temps et cela coûtera de l'argent. Nous avons commencé avec ceux qui sont les plus exposés aux intempéries", a dit M. Préval, en soulignant que la reconstruction du pays prendrait "beaucoup de temps".
Il a également remercié la communauté internationale sans qui "Haïti n'aurait pas pu faire face au désastre".

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