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(sda-ats)

L'organisation séparatiste basque armée ETA n'a "rien à attendre" du gouvernement espagnol, a déclaré vendredi le porte-parole du gouvernement conservateur. Elle a annoncé son "désarmement total" pour samedi.

"Que l'ETA sache qu'elle n'a rien à attendre du gouvernement. Elle ne tirera aucun avantage, aucun bénéfice politique", de son désarmement unilatéral annoncé pour samedi, a déclaré Iñigo Méndez de Vigo, ministre de la Culture et porte-parole du gouvernement de Mariano Rajoy.

"Qu'elle se désarme, qu'elle se dissolve, qu'elle demande pardon et aide à clarifier les crimes qui n'ont pas été élucidés", a-t-il également déclaré. Il a réitéré la position de l'Espagne sur l'organisation à laquelle sont attribués 829 morts en quatre décennies de lutte armée.

"Jour du désarmement"

L'ETA, pour Euskadi Ta Askatasuna ("Pays basque et liberté" en basque), a indiqué jeudi soir dans une lettre diffusée par la chaîne britannique BBC que le "jour du désarmement" aurait lieu samedi. Elle a ainsi confirmé l'annonce du militant écologiste basque français Txetx Etcheverry et du gouvernement régional basque espagnol.

Selon des sources proches du "désarmement", cela devrait consister en une remise à la justice française d'informations sur la géolocalisation des caches d'armes.

Née en 1959 dans la lutte contre le franquisme, l'ETA est toujours considérée comme terroriste par l'Union européenne. Elle avait déjà renoncé en octobre 2011 à la lutte armée pour l'indépendance du Pays basque et de la Navarre.

Elle refusait jusqu'ici le désarmement unilatéral et la dissolution exigés par Madrid et Paris. Elle réclame une négociation sur ses quelque 360 membres encore incarcérés en Espagne et en France et une amnistie pour ceux vivant dans la clandestinité, estimés à une trentaine, selon des sources antiterroristes en France et en Espagne.

ATS

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