Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les trois partis de la coalition au pouvoir en Grèce se sont entendus jeudi sur les mesures d'austérité demandées par l'UE, le FMI et la BCE en échange d'un deuxième plan d'aide financière. Cet accord a surgi à quelques heures d'une réunion de l'Eurogroupe consacrée au plan de renflouement du pays surendetté.

"Les dirigeants politiques se sont entendus sur les résultats des négociations", menées par Lucas Papadémos avec la troïka, représentant les créanciers du pays, a indiqué un communiqué du gouvernement grec. Ce dernier a souligné que la voie était désormais ouverte au déblocage de prêts de 130 milliards d'euros, promis au pays fin octobre par la zone euro.

Le texte précise que l'ultime rapprochement des chefs de file des trois partis s'est fait "sur le point laissé ouvert" à l'issue d'une réunion gouvernementale dans la nuit, portant sur l'ampleur des coupes prévues dans les retraites.

Ouverture de la BCE

Peu avant l'annonce officielle, l'accord tripartite a été confirmé par Mario Draghi, lors d'une conférence de presse à Francfort. Le président de la Banque centrale européenne (BCE) s'est dit "plutôt confiant (...)".

Le ministre grec des Finances, Evangelos Venizelos, qui s'est rendu à Bruxelles pour la réunion de l'Eurogroupe, alors qu'aucun accord complet n'avait encore été trouvé, devait y rencontrer ses homologues de la zone euro en soirée. Ceux-ci attendent de lui un engagement sur des mesures d'économie de l'ordre de 3,3 milliards d'euros cette année.

De nombreux détails doivent encore être réglés, portant sur la participation des créanciers privés à la restructuration de la dette grecque, le montant des financements publics fourni par les 16 autres pays de la zone monétaire unique, ainsi que sur le coup de pouce qui pourrait être fourni par la BCE.

Mario Draghi a en outre laissé entendre que son institution pourrait accepter de renoncer à ses plus-values sur les obligations grecques en sa possession.

ATS