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Le gouvernement de Rami Hamdallah s'est réuni sous les portraits de Yasser Arafat et de l'actuel président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

KEYSTONE/AP AFP POOL/MOHAMMED ABED

(sda-ats)

Le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah a réuni mardi son gouvernement dans la bande de Gaza. Cette première depuis 2014 est censée matérialiser le retour de l'Autorité palestinienne internationalement reconnue aux commandes du territoire aux mains du Hamas.

"Nous sommes ici pour tourner la page de la division et restituer au projet national son juste cap qui est la création d'un Etat" palestinien, a déclaré M. Hamdallah devant ses ministres réunis sous les portraits du leader historique Yasser Arafat et de l'actuel président de l'Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas.

Malgré la circonspection nourrie par l'échec des précédentes tentatives de rapprochement, l'arrivée de M. Hamdallah à Gaza lundi et la tenue de ce conseil des ministres constituent une avancée significative dans l'effort des groupes palestiniens pour surmonter une décennie de déchirements dévastateurs.

Transfert de responsabilités

La visite de M. Hamdallah doit préparer le terrain à un transfert progressif de responsabilités - au moins civiles - du Hamas à l'Autorité palestinienne, dont émane le gouvernement palestinien.

Le Hamas, considéré comme un mouvement terroriste par Israël, les Etats-Unis ou l'Union européenne, a évincé l'Autorité de Gaza en 2007 au prix d'une quasi-guerre civile avec le Fatah, son grand rival qui domine cette entité intérimaire créée par les Accords d'Oslo et censée préfigurer un Etat palestinien indépendant. Depuis, l'Autorité n'exerce plus son pouvoir, limité, que sur la Cisjordanie.

Les dissensions palestiniennes sont considérées comme l'un des obstacles à un règlement du conflit israélo-palestinien et l'une des causes des maux endurés par les deux millions de Gazaouis.

Le Hamas a accepté en septembre le retour de l'Autorité sous la pression du grand voisin égyptien, des déconvenues diplomatiques de son allié qatari et d'un sévère tour de vis financier donné par M. Abbas, qui a notamment cessé de payer la facture de l'électricité fournie par Israël à Gaza.

Pas d'Etat sans unité

Les Gazaouis éprouvés attendent à présent que M. Abbas ou M. Hamdallah annonce la levée de telles mesures. "On reviendra dessus (sur ces mesures) quand le gouvernement sera en mesure d'assumer ses responsabilités", a déclaré M. Abbas lundi soir à la télévision égyptienne CBC.

Dans cet entretien au ton conciliant et face au scepticisme répandu, M. Abbas a souligné la "volonté forte", de part et d'autre, d'unité, sans laquelle "il n'y aura pas d'Etat palestinien". Mais il a réitéré des conditions qui se dessinent comme autant de potentiels points de rupture.

L'une des questions primordiales est de savoir si le Hamas, disposant d'une force armée estimée à environ 25'000 hommes, est prêt à céder le contrôle de la sécurité à l'Autorité.

"Les points de passage (avec Israël et l'Egypte), la sécurité, les ministères, tout doit être dirigé par l'Autorité palestinienne", a martelé M. Abbas. "Ce sera un seul Etat, un seul système, une seule loi et une seule arme".

Ne pas "cloner" l'expérience Hezbollah

"Pour être plus clair, je n'accepterai pas qu'on reproduise ou qu'on clone l'expérience du Hezbollah au Liban", a-t-il dit, en évoquant une situation où un groupe armé exerce une influence majeure sur la politique d'un gouvernement.

Les questions aussi épineuses sont renvoyées à des entretiens que le Fatah et le Hamas doivent avoir dans les prochains jours au Caire. La réconciliation "nécessitera des efforts, du temps et du travail", a prévenu M. Abbas.

Certains observateurs notent cependant qu'isolé et redoutant une explosion sociale, le Hamas n'a guère d'autre choix que la réconciliation. Des premiers signes de division n'ont toutefois pas tardé à poindre, Faouzi Barhoum, porte-parole du Hamas a affirmé que rien ne justifiait un retard dans la levée des sanctions.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui jugé qu'il s'agissait d'une "réconciliation fictive". "La manière dont nous voyons les choses est très simple : reconnaissance d'Israël, démantèlement de la branche militaire du Hamas, rupture des liens avec l'Iran", a-t-il dit.

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ATS