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Le gouvernement intérimaire grec dirigé par la présidente de la Cour suprême Vassiliki Thanou a prêté serment vendredi en milieu de journée. Les principaux postes de ce cabinet reviennent à des experts qui jouissent de la confiance de la majorité des partis.

Le ministère des Finances a été attribué à Giorgos Chouliarakis, le principal négociateur de la Grèce pour la mise sur pied du troisième plan d'aide à Bruxelles. Un homme qui a de l'expérience dans les négociations avec les créanciers du pays. Les affaires étrangères iront à un diplomate aguerri, Petros Molyviatis, 87 ans.

Le président grec Prokopis Pavlopoulas avait confié jeudi à Mme Thanou la mission de former un gouvernement intérimaire. Toutes les tentatives menées au parlement pour trouver une majorité alternative ont échoué.

Syriza reste en tête

Ce gouvernement par intérim doit diriger la Grèce jusqu'à ce qu'un nouvel exécutif soit formé à l'issue des élections anticipées fixées au 20 septembre. Le président grec a signé le décret sur la dissolution de la Vouli, le Parlement monocaméral, ouvrant la voie à la tenue de ce scrutin à cette date, a déclaré un responsable de ses services.

Malgré la défection d'une partie de ses troupes, le parti de gauche radicale Syriza du Premier ministre sortant Alexis Tsipras reste, avec 23%, en tête des intentions de vote, selon un sondage de l'institut ProRata pour le quotidien de gauche Efimerida ton Syntakton.

Il devance de 3,5 points la droite Nouvelle Démocratie (ND), créditée de 19,5%. Mais Alexis Tsipras a d'ores et déjà exclu de former une coalition avec l'opposition conservatrice. Les néonazis d'Aube dorée, dont les cadres sont poursuivis en justice, arrivent en troisième position avec 6,5%.

Anel hors du quorum

Avec 3,5% d'intentions de vote, la nouvelle formation Unité populaire de Panagiotis Lafazanis, qui a fait défection de Syriza avec 24 autres députés, devrait faire son entrée au Parlement, en dépassant le seuil nécessaire des 3%.

Le parti des Grecs indépendants (Anel), qui participaient à la coalition sortante, obtiendrait 2% et ne franchirait ainsi pas le seuil des 3% nécessaires pour obtenir des élus au parlement. Toutefois, à moins d'un mois des élections, un quart des personnes interrogées (25,5%) affirment ne pas savoir encore pour qui elles se décideront.

La précédente enquête de ProRata, publiée début juillet, montrait une avance plus substantielle pour Syriza avec 26% contre 15% à Nouvelle Démocratie.

ATS